Articles dans URSS
17 juillet : anniversaire de l'assassinat du dernier tsar de Russie
 

Comme chaque année, des dizaines de milliers de croyants se rendent à Ekaterinbourg, dans l’Oural, pour célébrer l’anniversaire du massacre de la famille impériale de Russie en 1918.

Nicolas II, la tsarine Alexandra et leurs cinq enfants ont été fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 par les bolchéviques qui ont ainsi mis fin à 300 ans de dynastie Romanov à la tête de l'Empire russe. Les circonstances du crime demeurent très floues comme l’identité de leur auteurs. Le Tchéka dit, du bout des lèvres, la version officielle.

À l’emplacement de la maison (détruite en 1977 sur ordre de Boris Elstine pour mettre fin aux pèlerinage chaque 17 juillet) s’élève l’église du Sang-Versé. Malgré ces découvertes, et alors que la famille a été canonisée en 2000, l’Eglise orthodoxe refuse encore aujourd’hui de reconnaître ces ossements : "Pour elle, c’est un vrai problème. Elle ne peut pas risquer de reconnaître comme des reliques des restes qui pourraient ne pas l'être.

En 2008, la Cour Suprême de Russie a réhabilitée la famille impériale, la jugeant victime de la répression politique bolchevique. Les autorités russes ne prennent pourtant pas part aux cérémonies.

 
tsar.png
22 juin : le Jour du souvenir et du chagrin en Russie
 

La journée est dédiée aux 27 millions de morts soviétiques de la « grande guerre patriotique », comme on la nomme en Russie. Dans tout le pays, on dépose des gerbes et des couronnes sur les tombes des soldats inconnus. Le 22 juin 1941 à l’aube, les soldats de Hitler commençaient à envahir l’URSS. Une entreprise qui, finalement, allait lui être fatale en raison de la résistance farouche des Soviéti­ques, opportunément aidés par le « général hiver ».

Le 22 juin est aussi une journée de fierté d’avoir gagné cette guerre. Un sentiment de plus en plus cultivé par le régime de Vladimir Poutine qui, pour les besoins de sa propagande, a entrepris une réhabilitation de Staline.

 
urss.jpg
9 mai : les Russes commémorent la victoire
 

Comme à l’époque soviétique, les Russes commémorent la victoire de la « Grande Guerre patriotique » qui s’est achevée par la capitulation signée à Berlin, le 9 mai à 0h16. D’où la date du 9 mai retenue par Moscou, alors que Paris fête la cessation des combats, le 8 mai à 15h. Les vétérans, de moins en moins nombreux chaque année arborent leurs nombreuses médailles. Les autres se contentent du ruban de Saint-Geor­ges (rayé orange et marron), vendu à la sauvette dans la rue et qui symbolise la victoire. Lors de sa première présidence, Boris Elsine a renoué avec les grands défilés militaires qui faisait la fierté des dirigeants de l’URSS : porte-missile, patrouille aérienne... le pays fait état de sa force militaire aux yeux du monde.

Le défilé du  9 mai a été conservé dans la plupart des États ex-soviétiques, sauf les pays baltes où, au contraire la date a parfois servi à des cérémonies semi-officielles d’hommage aux Waffen-SS qui ont provoqué des troubles. Même chose en Ukraine où la journée du 9 mai est assez tendue, car ce pays très divisé sur la question de ses relations avec la Russie. À l’ouest, à Lviv (Lvov),  la commémoration tourne généralement à l’émeute.

 
moscou.jpg
26 avril : il à 33 ans à Tchernobyl
 

L’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl est l’occasion de s’interroger sur les dangers du nucléaire.

Le 26 avril 1986, à 1 h 23, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, située à une centaine de kilomètres au nord de Kiev en Ukraine, qui fait alors partie de l’URSS, explosait. Le silence de Moscou a dans un premier temps contribué à minimiser l’événement.

L'incroyable silence des autorités soviétiques, dans les jours qui ont suivi l'"accident", a fait, en même temps, éclater le consensus qui s'était, peu à peu, installé autour du nucléaire civil. On n'oubliera pas de sitôt, à l'Est comme à l'Ouest, que c'est par les Suédois, inquiets de l'augmentation anormale de la radioactivité dans leur atmosphère, qu'a été révélée la plus grande catastrophe de l'histoire de l'atome domestique, déclenchée, quatre jours plus tôt, à 1700 kilomètres de là...  

Plusieurs millions de Biélorusses, d’Ukrainiens et de Russes vivent aujourd’hui sur des territoires irradiés. Le bilan sanitaire de la catastrophe reste toujours controversé.

 
tch.png
12 avril : la Journée astronautique
 

C’est la Journée astronautique qui commémore depuis 1962 le premier vol spatial habité par Youri Gagarine le 12 avril 1961. Ce cosmonaute est devenu une célébrité dans le monde entier, il a grande participé à la gloire de l’URSS, fière de maitriser la technologie de l’espace avant les Américains. La  rivalité s’étendait à la symbolique des dates puis­que Américains ont choisi un 12 avril, 1981, pour lancer dans l’espace leur première navette spatiale Columbia. Depuis 2011, c’est la Journée mondiale des vols habités, décidée par l’ONU.

 
gagarin.jpg
8 mars : la Journée de la femme
 

L’idée de cette journée internationale de la femme est à la fois féministe et socialiste. Elle aurait été proposée en 1910 par la journaliste féministe allemande Clara Zelkin lors de 2e conférence de l’internationnale des femmes à Copenhague. Mais déjà en 1909, le Parti socialiste américain avait pris une initiative semblable le 28 février. Le 19 mars 1911, plus d’un million de femmes manifestaient dans divers pays. La date du 8 mars a été choisi en 1921 par Lénine en souvenir des femmes de Saint-Pétersbourg qui avait manifesté en 1917 contre la vie chère déclencant un mouvement de protestation qui allait aboutir à la chute du tsar une semaine plus tard. À l’époque, la Russie vivait encore au rythme du calendrier julien pour lequel ce déclenchement de la première révolution russe était daté du 23 février. Par un curieux cheminement de l’histoire, cette date est d’ailleurs devenue en Russie la Journée de... l’homme (voir 23 février). Cette fête du 8 mars est donc très liée au monde communiste et deviendra une commémoration obligatoire à partir de 1946 dans tous les pays qui deviendront des satellites de l’URSS. Si bien que la Tchéquie l’a abolie en 2008 comme un mauvais souvenir d’une époque révolue. La dimention féministe de la Journée de la femme a resurgie dans les années 1970 et son carractère international a été renforcé par son adoption par l’ONU comme une commémortaion officielle en 1977. La France a fait de même après l’arrivé de la gauche au pouvoir en 1981, sans pour autant en faire un jour férié comme c’est le cas dans les républiques soviétiques (où c’est aussi la fête des mères), certains pays d’Afrique... En Chine ou au Népal, on accorde qu’une demi journée chômée et seulement aux femmes. À l’heure où la célébration est devenue mondiale et où la dimension partisane a disparu (en même temps que le monde communiste), certaines voix s’élèvent pour se demander si cette journée a bien lieu d’être, si elle ne produit pas l’effet inverse du but recherché tant le 8 mars est l’occasion de débiter des discours truffés de stéréotypes qui déservent la cause des femmes. Pour d’autres, cette journée est loin d’être un gadget politique, c’est l’occasion de rappeller à l’opinion publi­que qu’un siècle de combat politique n’ont pas effacé les inégalités (tant dans le monde du travail que dans la politique), ni certaines violences faites aux femmes.

 
femme.jpg
5 mars : mort, il y a 66 ans, le cadavre de Staline bouge encore
 

Staline est mort le 5 mars 1953. La prise de conscience de ses crimes ne s’est faite que peu à peu. Gori, sa ville natale en Géorgie, n’a déboulonné sa statue qu’en… 2010. Ce qui n’empêche pas des centaines de personnes de venir tout de même lui rendre hommage. Une cérémonie est organisée dans une église, avant un bon repas pris dans le meilleur hôtel-restaurant de la ville, chez “Joseph”, bien sûr. On peut y déguster les plats préférés de Staline et réserver sa chambre. Le conseil municipal de Gori vient de voter des fonds pour reconstruire la statue, laquelle sera placée dans le musée consacré au grand homme.

À Moscou, on vient se recueillir sur sa tombe, au pied du Kremlin. Aucune cérémonie officielle n’est prévue, mais le régime de Poutine a partiellement réhabilité Staline en lui rendant hommage chaque 9 mai.

À Kaspisk, au Daghestan, une rue de la ville a été renommée en l'honneur de Staline…

 
staline-5mars.jpg
23 février : de la Journée de la femme à la fête de l’homme russe
 

Aujourd’hui, en Russie, les femmes se doivent d’offrir un cadeau aux hommes de leur entourage (mari, père, cousins, collègues, patrons...). Certaines se ruinent à cette occasion. Mais d’où vient cette coutume ? Officiellement, ce jour férié est la Fête des défenseurs de la patrie, en somme la fête des soldats. Même s’il a aujourd’hui mauvaise presse, le service militaire concerne tous les hommes, alors cette fête est bien celle des hommes russes. Mais, à en juger par les cartes de vœux envoyées pour l’occasion, le caractère militaire reste très appuyé. Pourquoi le 23 février ? On vous dira que c’est l’anniversaire de la fondation de l’Armée rouge, en 1918, ce qui n’est pas tout à fait vrai, elle n’existait pas encore à cette époque. On cite aussi les victoires décisives de Pskov et de Narva sur l’armée allemande mais les dates ne correspondent pas vraiment (28 février et 4 mars 1918). Alors pourquoi, en 1923, a-t-on instauré ce jour-là, une fête de l’Armée rouge qui donnait lieu chaque année à un grand défilé sur la place Rouge ? En fait, c’est par souci de commémorer une date sacrée de la révolution russe : le 23 février 1917 du calendrier julien, jour des premières manifestations qui allaient mettre par terre le régime tsariste. Mais, comme les bolcheviques n’ont été pour rien dans cette première révolution spontanée, ce qui contredisait les théories marxistes, il fallut bien trouver une autre raison de fêter le 23 février, quitte à tordre un peu l’histoire. Dans le calendrier grégorien, on était le 8 mars, Journée internationale de la femme, depuis peu d’années, mais dont l’échos était parvenu jusqu’à Pétrograd. Ce jour-là, en 1917, des marches de protestation féminines avaient été organisées dans le seul but de dénoncer la condition faite aux femmes. Spontanément, les ouvrières du textile ont quitté leur travail en masse pour rejoindre ces bourgeoises réclamant le droit de vote et se sont mises à dénoncer leur condition sociale d’ouvrières. Elles ont vite été suivies par d’autres ouvriers hommes et femmes... Mais ce n’est que sept mois plus tard que les bolcheviques vont vraiment prendre le pouvoir (le 7 octobre). Sans le savoir, en offrant un cadeaux à leurs compagnons, les femmes russes commémorent la première phase de la révolution russe dont elle ont été les premières actrices.

 
21 janvier : Louis XVI et Lénine célébrés le même jour
 

Dans plusieurs villes de France, quelques poignées de fidèles assistent à une messe à la mémoire de Louis XVI, roi exécuté pour trahison envers son pays. Ce 225e anniversaire est l’occasion pour la ville de Saint-Denis où se trouve la basilique, nécropole royale, de recevoir la visite de quelques personnes des beaux quartiers de la capitale. D'autres célébrations religieuses se déroulent en divers endroits, notamment à la Chapelle expiatoire à Paris, mais aussi, vers 10h, place de la Concorde, lieu de l’exécution du roi. À 12h15, une messe de requiem sera dite à Saint-Germain l’Auxerrois, l’ancienne paroisse des rois de France, en latin bien sûr. Toujours à Paris, le sanctuaire du catholicisme fondamentaliste, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, donnera elle-aussi sa messe, à 18h30. La province participe aux célébration. Toulon, ancien fief royale, une messe de requiem est dite à 18h30 en l’église Saint-François-de-Paule, comme chaque année. À Marseille, c’est en la basilique du Sacré-Cœur, avenue du Prado à 19h qu’une messe, dite à la demande de l'Union Royaliste Provençale (Action Française) et du Souvenir Bourbonien. À Poitiers, c’est en l'église Notre-Dame la Grande…

Ce même jour, ce sont d’autres nostalgiques qui commémorent la mort de Lénine en 1924.  À Moscou, ils sont encore quelques milliers à se rassembler près de la Place Rouge. Chaque année son mausolée est fleuri. En France, aussi, quelques discrets hommages sont organisés.

En ces temps de contre révolution, nul ne doute que les célébrations du roi qui fut renversé par la Révolution française, primeront sur celles qui rappellent le souvenir du héros de la révolution russe. Le drapeau blanc (ou jaune) contre le drapeau rouge, semble être l’esprit du temps. Mais, le 21 janvier est aussi l’anniversaire de George Orwell…

 
orwel.jpg
7 décembre : l'Arménie se souvient du séisme de 1988
 

Les autorités arméniennes commémorent chaque année les presque 30 000 morts (et plus de 500 000 sans abris) causés par le séisme du 7 décembre 1988, à 11h41, de magnitude 6,9 ravageait le nord de l'Arménie, en particulier la région de Leninakan (aujourd'hui, Gyumi).

Le désarroi était tel que pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'URSS, qui vivait ses dernières années, acceptait une assistance étrangère d'urgence.  Le Séisme a presque entièrement détruit deux villes au Nord de l’Arménie : Spitak et Leninakan. C’était, il y a 30 ans, jour pour jour.

En France la diaspora commémore la catastrophe, comme à Valence où le C24 Comité du 24 Avril Drôme-Ardèche appelle le public à un rassemblement devant la stèle du génocide à Valence, œuvre de Toros, square Jean-Manoug Stépanian. Au programme : allumage de bougies, dépôts de gerbes -dont celles du Maire de Valence Nicolas Daragon et du C24-, discours du C24, duduk (Lévon Chatikyan) et chant « Pour toi Arménie » réalisé par les jeunes de l’Académie de danses et chants France-Ashtarak-Arménie. Prières.

 
26 novembre : l'Ukraine se recueille en souvenir des millions de morts
 

L'Ukraine se recueille dans le souvenir de la plus grave tragédie de son histoire : la mort de 7 à 10 millions de ses habitants lors de la grande famine de 1932-1933, soit quelque 25 à 30% de sa population de l'époque. Une minute de silence est marquée à 19h32.

À Kiev, un cortège se rend au mémorial de l’Holodomor (« mort par la faim », en ukrainien), par la rue Ivan Mazepa. Des milliers d'Ukrainiens viennent en famille y déposer une bougie. Une cérémonie a également lieu à Bykivnia, localité de la banlieue de Kiev où de très nombreux morts ont été inhumés. La Journée de l’Holodomor est moins marquées dans la régions de Kharkiv et de Dniepropetrovsk où pourtant les victimes ont été les plus nombreuses. L’Est de l'Ukraine est aujourd’hui majoritairement peuplé de Russes arrivés après la tragédie. En 2006, Kiev reconnaissait le caractère génocidaire de l’Holodomor, pas Moscou où les autorités arguent que la collectivisation forcée, visant à éliminer les koulaks, a provoqué des famines partout en URSS, l’Ukraine n’était pas spécialement visée. Kiev y voit, au contraire, la volonté de Staline de casser la fierté ukrainienne et de détruire à jamais toute tentation d’émancipation. 

BT

 
holodomor.jpg
7 novembre : le souvenir de la révolution d'Octobre
 

Le jour n’est plus est férié en Russie (remplacée par le 4 novembre), mais reste une journée importante pour beaucoup de Russes. Pendant 73 ans, elle a été marquée par un grand défilé militaire à la gloire de la révolution d’Octobre. Selon l’historiographie communiste, la révolution aurait débuté dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917 par un coup de force bolchevique. La Russie vivait à l’époque sous le calendrier Julien, conservé aujourd’hui seulement par église orthodoxe. Dès 1918, la révolution a été célébré le 7 novembre, selon la date du calendrier Grégorien que les révolutionnaires venaient d’adopter. 

Pour occuper l’espace politique, Vladimir Poutine organise ce jour-là des manifestations de ses partisans et tente de récupérer pour son propre compte des éléments de gloire de la geste stalinienne. Staline n'est plus du tout voué aux gémonies, bien au contraire, c'est au yeux du régime, un grand moment de l'histoire de la Russie.

Quant à la révolution d'Octobre proprement dite, Cuba et le Vietnam sont les seuls État a la commémorer encore officiellement.

 
octobre.jpg
30 octobre : la mémoire refoulée du Goulag
 

Ils sont quelques centaines, peut-être un millier, à se rassembler autour d’une grosse pierre devant laquelle brûlent des dizaines de bougies. La roche a été rapportée des îles Solovki, là où les premiers camps de concentration soviétiques ont été établis dès les années 1920. Placée là par l’organisation Mémorial, elle sert à Moscou de monument commémoratif aux victimes de la répression politique que l’on célèbre officiellement en Russie et dans les ex-républiques soviétiques (sauf l’Ukraine qui a commémoré ses martyrs le 19 mai). Nous sommes sur la place de la Loubianka à Moscou, le bâtiment qui abritait jadis le siège du KGB, et aujourd’hui celui de son principal successeur le FSB. Un semblable attroupement a lieu au même moment à Saint-Pétersbourg devant une pierre de la même ori­gine. Cela dit, les commémorations demeurent bien discrètes eu égard aux 10 à 15 millions de morts dans les camps du Goulag soviétique. La Russie de Poutine a de plus en plus de mal à regarder son passé en face.

Le 30 octobre 1974, dans son propre appartement Andreï Sakharov (et Sergueï Kovalev) organisent la première conférence de presse annonçant que le 30 octobre serait désormais le « jour des détenus politiques en URSS ». Le même jour, dans les camps de Mordovie, de Perm et à la prison de Vladimir, des détenus politiques entament une grève de la faim. Les années suivantes des manifestations se déroulent à la même date. Le 30 octobre 1989, plus de 3000 personnes, tenant des cierges, font une chaine humaine autour du siège du KGB, sur la place de la Loubianka à Moscou. Ils sont dispersés par les troupes du ministère de l'Intérieur. Finalement, en 1991, le le Soviet suprême fait inscrire le 30 octobre dans le calendrier des fêtes d'État comme « jour pour la mémoire des victimes des répressions politiques ». Mais les cérémonies officielles sont toujours très minimalistes et très peu relayée par la presse. Cette commémoration repose sur la spontanéité d’une petite part, souvent âgée, de la population.

 
loubianka.jpg