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25 mars : les Grecs du monde entier célèbrent leur indépendance
 

La fête nationale grecque débute par une messe solennelle célébrée en l’église Saint Deny l’Aréopagite, à Athènes, par le Primat de Grèce, à laquelle assiste toute la classe politique. Ensuite, le président de la République dépose une gerbe sur la tombe du soldat inconnu. Des membres de la communauté grecque de Paris font de même à l’Arc de triomphe. Il s’ensuit un défilé militaire dans les rues d’Athènes, qui débute par les evzones, mais se limitera aux troupes à pied, crise économique oblige.

Une austérité qui tranche avec le faste prévu à New York pour la 81e parade annuelle de la diaspora grecque, sur la 5e avenue (de la 64e à la 79e rue). D’Odessa à Ottawa, en passant par Salonique, partout les Grecs célèbrent ce jour de 1821, où un évêque grec de Patras aurait levé l’étendard de la révolte contre  l’occupation ottomane. Ce geste n’était pas le premier et l’indépendance ne sera acquise que bien plus tard et sera toujours perçu comme incomplète, ne serait-ce qu’à cause de la situation de Chypre. Ainsi, comme au Mexique, préfère-t-on célébrer un premier cri d’indépendance, fut-il mythique que les débuts de l’État grec.

Quant à la date de la  commémoration nationale, le 25 mars, elle n’a pas été choisie par hasard, les orthodoxes grecs qui célèbrent aujourd’hui l’une de leurs principales fêtes, l’Annonciation à Marie.

La parade du Greek Day de Melbourne, Australie

 
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17 novembre : la Journée internationale des étudiants
 

Les étudiants ont toujours payé un lourd tribu face aux dictatures. Le 17 novembre 1939, les nazis ferment les universités de Prague et arrêtent 2000 étudiants. Deux jours plus tôt, les obsèques de Jan Opletal, étudiant en médecine mortellement blessée par la police, s’était transformé en manifestation contre l’occupation du pays par Hitler. Les leaders étudiants sont aussitôt exécutés, 1200 autres seront déportés. Suite à cet événement, sera lancée à Londres, dès 1941, une Journée internationale des étudiants, toujours commémorée aujourd’hui.

Un 17 novembre peut en cacher un autre :

En 1973, le soulèvement de l’École polytechnique d’Athènes contre la junte militaire au pouvoir en Grèce a atteint son apogée le 17 novembre avec une répression violente et un tank brisant les portes de l’université. La Journée des étudiants grecs est aujourd’hui un jour de congé et de mémoire pour les étudiants en Grèce.

Enfin, les manifestations organisées à Prague en 1989 à l’occasion de la Journée internationale des étudiants ont grandement contribué à déclencher la révolution de velours en Tchécoslovaquie. 

 
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28 octobre : le jour où les Grecs ont dit « non »
 

Le 28 octobre 2011, les Grecs défilaient dans les rues pour dire « non » à l’austérité imposée par la gestion européenne de leur dette publique. Le slogan était tout trouvé, les sentiments anti-européens étant toujours prêts à resurgir en cette période très humiliante pour le pays. En réalité, cette fête très patriotique fait référence à un événement beaucoup plus ancien. 

En 1940, le 28 octobre à 4 heures du matin, Rome demandait au président Metaxas de permettre à l’armée italienne de disposer du territoire grec dans le cadre de la stratégie de l’Axe. Metaxas opposa à Mussolini un « non » catégorique. C’est ce sursaut patriotique, face à un pays plus puissant, que la Grèce commémore aujourd’hui par un jour férié. 

Cet ultimatum a été présenté à Metaxas par l'ambassadeur d'Italie en Grèce. Le président grec ne lui aurait pas répondu par un simple “non” mais par cette phrase, prononcée en français : « Alors, c'est la guerre ! »

L’histoire ne s’arrête pas là. Les Grecs ont si bien résisté face à l’offensive italienne que que les Allemands ont dû prêter main forte aux Italiens. Si bien que Hitler a dû retarder de deux mois son offensive contre la Russie. Deux mois face au « général hiver », ça ne pardonne pas. L’enlisement allemand face à la Russie a marqué le tournant de la guerre. Comme quoi, un petit “non” très déterminé…

 
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27 octobre : la Grèce fête son drapeau
 

Le drapeau grec a été adopté en 1833 par Othon de Bavière lors de la création du royaume de Grèce. C'est une combinaison entre la croix blanche de saint Georges brandie par les révoltés orthodoxes contre l'occupation ottomane dès 1807 et la couleur bleu des armes de la Bavière d'où était originaire le premier roi que les Européens ont placé sur le trône de Grèce. On retrouve ce motif et cette couleur dans le symbole de la marque de voiture BMW, l'un des emblèmes de la Bavière.

Les neuf bandes reprennent les neuf syllabes de la devise révolutionnaire : "Ἐλευθερία ἤ θάνατος" (é-leu-the-ri-a i tha-na-tos : la liberté ou la mort). À propos des couleurs, en Grèce on vous dira que le bleu est celui de la mer et que le blanc représente la terre.  

 
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