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31 mai : la Visitation, fête chrétienne un peu oubliée
 

La Visitation est une fête chrétienne qui rappelle le souvenir de la visite que fit Marie, enceinte de Jésus, à sa cousine Élisabeth, elle-même enceinte de Jean-Baptiste.

Tous les ans, une messe solennelle est célébrée ce jour en la basilique de Aïn Karem (ou Ein Kerem), petit village palestinien, aujourd'hui en territoire israélien, à quelques kilomètres de Jérusalem, où selon la tradition aurait eu lieu la Visitation.

 
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15 mai : souvenir de la Nakba palestinienne dans une ambiance de grande tension
 

Depuis 1998, les Palestiniens commémorent chaque année la catastrophe (nakba) : la guerre consécutive à la création de ­l’État d’Israël en 1948, qui leur a fait massivement quitter leurs maisons, leurs villages sans n’avoir jamais pu y retourner. Cette année la Nakba est commémoré dans une climat de grande violence, en particulier à Gaza. Jeudi dernier, s’est Déroulée la marche du retour, organisée annuellement. Son comité d’organisation a appelé à une grève générale ce 15 mai et à une participation massive aux manifestations à la frontière entre Israël et Gaza pour marquer la journée de la Nakba.

Les autorités israéliennes sont toujours opposées à toute idée de retour des réfugiés palestiniens. Sur les 920 000 Arabes vivant en Palestine en 1948, 760 000 ont fuit. Leurs descendants, au nombre de 5 millions vivent aujourd’hui en Jordanie, au Liban, en Syrie ou dans d’autres parties de la Palestine. Les 160 000 qui sont restés sur place forme aujourd’hui la communauté arabe d’Israël, soit 1,5 million de citoyens israéliens. Cette Journée de la Nakba (chômée) est, pour eux, l’occasion de se rendre en famille sur le site des villages détruits. Quand elles existent encore, on emmène les enfants voir les ruines de la maison familiale, en bravant les autorités qui ont tenté en 2011 d’interdire ce genre de pèlerinage.

Dans les territoires occupés, c’est la journée de tous les dangers. Les manifestants organisent des défilés ou des sit-in, le plus près possible des positions israéliennes. Les soldats ont reçu des ordres de vigilance et de retenue, mais chaque année des incidents graves éclatent faisant des morts et des blessés. Même chose en Jordanie, où la police anti-émeute tente avec difficulté d’empêcher les manifestants d’approcher de la frontière.

 
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30 mars : la Journée de la terre des Palestiniens
 

Cette journée de manifestation est d’abord celle des Israéliens d’origine arabe (20% de la population d’Israël) qui sont très loin d’avoir tous les droits dont disposent leurs concitoyens juifs. En mars 1976, un vaste plan d’expropriations de terre en Galilée, dont une partie appartenait à des Arabes, venait d’être publié. Ce n’était pas la première fois depuis 1948, que des terres arabes étaient confisquées pour établir ou agrandir des colonies juives, mais  cette fois les villages du nord de la Galilée avaient décidé de réagir. Une grève générale était annoncée pour le 30 mars. Les pressions sur les organisateurs ont été telles que la grève a dégénéré en manifestations qui se sont heurtées à l’armée déployée dans la région pour l’occasion.  L’armée a tiré : le bilan est de 6 morts, tous arabes, et de plusieurs centaines de blessés. Si l’évènement a fait date, c’est que c’était la première fois que les Arabes israéliens que l’on croyait résignés, manifestaient de manière aussi déterminée et coordonnées. Il est commémoré chaque année, comme la Journée de la Terre, une journée de haute tension où l’on déplore le plus souvent des morts et des blessés parmi les manifestants, ce qui renforce son caractère commémoratif d’année en année. L’ensemble des Palestiniens, et même du monde arabe, se montre solidaire. Les Israéliens vivant aux abord de la bande de Gaza s’attentent à recevoir quelques roquettes, des précautions sont prisent pour l’occasion.

Du côté de Gaza, on célèbre le premier anniversaire de la Grande marche du retour. Ce mouvement de protestation qui a débuté le 30 mars 2018, demande le droit au retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont quittées en 1948 à la création d’Israël ainsi que l’allègement du blocus imposé à l’enclave depuis douze ans. Mais ce mouvement, devenu hebdomadaire, a déclenché de nouvelles violences avec Israël : 270 morts palestiniens et plus de 29 000, soit deux fois plus que lors de la guerre de 2014.

En France, l’association France Palestine Solidarité, soutenue par le collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, organise des rassemblements dans plusieurs villes.

 
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