Articles dans Iran
4 juin : Khomeiny 30 ans après
 

Les Iraniens, tout au moins ceux qui continuent à soutenir le régime, se rendent en pèlerinage sur la tombe de l’imam Rouhollah Khomeyni, mort il y a exactement 30 ans, le 4 juin 1989. Le mausolée de l'ayatollah est situé à proximité du cimetière de Behesht-e Zahra, le plus grand du pays, dans la banlieue Sud de Téhéran. Le mausolée est géré par Hassan Khomeini, son petit-fils. Ce lieu très symbolique a été attaqué en juin 2017 par des terroristes de Daech.

Le régime instauré par le guide, il y a plus de 40 ans, vit aujourd'hui une fin de règne difficile.

 
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18 avril : en Iran, les 80 ans du guide et le Jour de l'armée
 

En Iran, le Jour des forces armée (روز ارتش جمهوری اسلامی ایران) coïncide avec le 80e anniversaire du guide suprême, Ali Khamenei, né en 1939. Une unité de façade ?

Chaque 18 avril, depuis 1979, la journée est l’occasion d’un grand défilé militaire auquel participent les réservistes. Il se déroule devant le mausolée de Khomeiny et permet à la République islamique de faire la démonstration de ses forces. Lesquelles ont été utilisées ces derniers mois pour se positionner sur le théâtre syrien, contre Daesh , mais aussi face à Israël, dont l’éventualité de la destruction est l’une des thématiques traditionnelles de la journée. Laquelle n’est pas un jour férié.

 
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2 avril : les Iraniens pique-niquent en famille
 

Le temps d’un jour férié, les Iraniens oublient l’islam et renouent avec de vielles traditions. Ce jour de pique-nique, de convivialité, souvent agrémenté de musique, de danse ou de jeux de toutes sortes, est une concession aux religions antéislamiques. Nous sommes le treizième et dernier jour des festivités de Norouz, (le nouvel an iranien qui est tombé le 21 mars cette année), la fête de Sizdah Bedar (littéralement « Treize dehors ») est généralement célébrée en plein air et en famille.

À la fin de la journée, les sabzeh (lentilles) cultivées pour le Haft Sin (cérémonie du 1er jour) qui ont germé et symboliquement recueilli toute la maladie et la malchance de l’année écoulée, sont jetées dans l’eau courante pour exorciser les démons de la maisonnée. Pour cette raison, il n’est pas recommandé aujourd’hui de toucher les sabzeh de quelqu’un d’autre, au risque de voir la malchance recueillie par les graines germés s’abattre sur soi ! Cette fête n’a rien à voir avec l’islam, elle trouve son origine dans les racines zoroastriennes de l’Iran et dans l’envie de conjurer le mauvais sort lié au chiffre 13. Les anciens Perses pensaient que les 12 constellations du zodiaque contrôlaient les mois de l’année et que ciel et terre tombaient ensuite dans le chaos. Sizdah Bedar est un moyen d’y échapper en sortant ce 13e jour et en faisant tout pour ne pas donner prise à la malchance.

Ce 2 avril est un jour férié en Iran, sous le nom de Jour de la nature. Les parcs publics et sites de loisirs sont littéralement envahis. Chaque famille plante sa petite tente pour passer la journée.

 
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26 mars : l'anniversaire de Zarathoustra
 

Pour les zoroastriens, c'est l'anniversaire du prophète Zoroastre (appelé aussi Zarathoustra). La date est précise, mais on ignore à quelle époque il vivait ! On pense que c'était il y a au moins 3000 ans, peut-être 3500 ans. Quelque 200 000 zoroastriens le vénèrent à travers le monde, principalement en Inde, mais aussi en Iran, pays d'origine de cette religion.  

Les membres de la communauté zoroastrienne portent de nouveaux vêtements et la maison est nettoyée un peu comme le jour du Nowrūz, le nouvel an iranien, le 21 mars dernier. Les fidèles se rassemblent dans les temples traditionnels du Feu pour faire une prière avant de célébrer l'anniversaire du fondateur de leur religion par un bon repas.

 
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11 février : Téhéran célèbre la révolution de grand-papa
 

40 ans ans déjà ! Les jeunes révolutionnaires de 1978-1979 sont aujourd’hui grand-parents. Plus de la moitié de la population n’a pas connu la révolution que l’on célèbre chaque 11 février. L'Iran fête sa l’évènement dans un climat de contestation du régime. Comme chaque année, celui-ci organise  une grande manifestation sur la place Azadi de Téhéran, lieu de tous les rassemblements nationaux. Comme les autres, cet anniversaire de la chute du shah est marqué par un discours convenu du Guide suprême, Ali Khamenei, mais l'esprit n'y est plus. Sans la campagne de sanctions orchestrée depuis des années par les États-Unis, le régime des mollahs serait sans doute déjà tombé. Seul l’état de siège imposé au pays lui permet de survivre. La jeunesse, aujourd’hui, ne rêve plus de révolution. La démarche logique, après l’obtention d’un diplôme est de expatrier au Canada ou aux ÉtatsUnis, en particulier à Los Angeles, où vivent à présent plus d’un demi million d’Iraniens.

11 février 1979, c’est le jour où le dernier chef du gouvernement du chah, Chapour Bakhtiar, abandonne le pouvoir après dix jours d’insurrection dans la capitale iranienne. Le shah, Mohammad Reza Pahlavi avait fuit l’Iran dès le 16 janvier et Khomeiny est arrivé à Théran, le 1er février. Une partie de l’armée a rejoint les insurgés. « La révolution est gagnée », proclame un communiqué dans la nuit. Le 31 mars, un référendum fera de l’Iran impérial une «République islamique» et de Khomeiny son Guide suprême. Une dictature allait en remplacer une autre.

 
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