Articles dans ONU
22 avril : la Journée mondiale de la Terre
 

La France s’y est mise tardivement, mais cette journée appelée Earth Day commence à mobiliser pleinement comme dans d’autres pays. Lancée en 1970 par Gaylord Nelson, un sénateur américain réagissant à une marée noire qui dévasta la Californie en 1969, la Journée de la Terre a été officialisée par l’ONU en 2009. À l’origine, la date ne signifiait rien. Elle a été choisie pour mobiliser le plus d’étudiants nord-américains possible, elle tombe hors vacances et hors période d’examen. Les mauvaises langues ont toutefois fait remarquer qu’elle correspondait à la naissance de Lénine, une manière de dénoncer les premier défenseurs de l’environement comme de dangereux étatistes, terme très péjoratif aux États-Unis. Au moins peut-on dire que cette journée célébrée chaque année dans presque tous les pays, est à l’origine des mouvements environementalistes tels que nous les connaissons aujourd’hui. Elle fait échos à la Journée mondiale de l’environnement (5 juin).

À présent marque aussi l’anniversaire de la signature de l’Accord de Paris. Le 22 avril 2016, au siège des Nations Unies à New York, l’Accord de Paris sur le climat, adopté à la COP21, était signé par 175 Parties (soit 174 pays et l’Union européenne), ce qui lui a permis d’entrer en vigueur le 4 novembre 2016.

Ne pas la confondre avec la Journée de la terre (sans majuscule) des Palestiniens (voir le 30 mars).

 
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12 avril : la Journée astronautique
 

C’est la Journée astronautique qui commémore depuis 1962 le premier vol spatial habité par Youri Gagarine le 12 avril 1961. Ce cosmonaute est devenu une célébrité dans le monde entier, il a grande participé à la gloire de l’URSS, fière de maitriser la technologie de l’espace avant les Américains. La  rivalité s’étendait à la symbolique des dates puis­que Américains ont choisi un 12 avril, 1981, pour lancer dans l’espace leur première navette spatiale Columbia. Depuis 2011, c’est la Journée mondiale des vols habités, décidée par l’ONU.

 
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4 avril : Journée de sensibilisation aux méfaits des mines antipersonnel
 

Une Journée de sensibilisation aux méfaits des mines antipersonnel, fixée le 4 avril, a été créée par l’ONU en 2005. La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel est entrée en vigueur le 1er mars 1999, mais la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Russie et les États-Unis ont refusés de la signer. Ce qui lui enlève e sa force.

L’objectif que s’est fixé en 2014 la Convention d’Ottawa (adoptée en 1997 et interdisant les mines antipersonnel), complétée par la Convention d’Oslo (adoptée en 2008 et interdisant les armes à sous-munitions) est un monde libre de toute mine en 2015.

Les mines et les restes explosifs de guerre, par le risque qu’ils représentent, constituent un réel obstacle au retour des populations vulnérables déplacées et réfugiées à la stabilisation, et à la reconstruction des pays ayant traversé un conflit. Cela est sensible, en particulier dans les zones où s’est déroulée durant plusieurs années la lutte contre Daech. Aujourd’hui encore, la Syrie compte près de 6 millions de déplacés internes tandis que l’Irak en dénombre plus de 2.5 millions. Mais d’autres pays sont concernés par la problématique des mines comme la Colombie, la Libye, le Liban, le Palestine ainsi que plusieurs pays d’Afrique (Bénin, Sénégal, Mauritanie, Guinée).

Depuis plus de 20 ans, le Service de lutte antimines de l'ONU (UNMAS) concentre son action sur les besoins des populations affectées, avec une attention particulière sur les menaces posées par les engins explosifs pour les civils, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires.

 
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24 octobre : le jour des Nations unies
 

Aujourd’hui, la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, fait office de salle de concert. Avant la musique, quelques discours rituels sont prononcés, notamment celui d'António Guterres, le secrétaire général. Plus tard des manifestations, mettant en scène des enfants sont prévues sur le parvis. En vedette, cette année : le virtuose du sarod Ustad Amjad Ali Khan, accompagné de ses fils Amaan Ali Bangash et Ayaan Ali Bangash, ainsi que l'orchestre de réfugiés dirigé par Lidiya Yankovskaya. Le thème du concert de cette année 2018, parrainé par la Mission permanente de l’Inde auprès des Nations Unies, est « Traditions de paix et de non-violence ».

Au printemps 1945, des représentants de 50 pays s’étaient réunis à San Francisco pour mettre la dernière main à une Charte des Nations unies. Le 24 octobre marque le jour où un nombre suffisant de ratifications ont été réunies pour lancer officiellement la nouvelle organisation. La nouvelle institution mondiale, qui émergeait du chaos et des ravages de la seconde guerre mondiale, visait « à préserver les générations futures du fléau de la guerre, à proclamer de nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ». Dans le monde entier, c’est l’occasion de tenir des réunions et d’organiser des expositions sur les réalisations et les objectifs de l’organisation. En 1971, l’ONU a recommandé que le 24 octobre soit célébré comme un jour férié par les États membres, mais très peu l’ont adopté.

 
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