Chaque jour, L’Almanach international vous propose une fête, une commémoration, une manifestation… quelque part dans le monde.
Il s’intéresse aux événements récurrents ayant un caractère politique ou identitaire se rapportant à une nation ou à un groupe humain. Il en donne la date, en décrit le déroulement et en démonte les ressorts et les impacts, en raconte l’histoire, voire la généalogie, car certains événements ou célébrations en cachent d’autres plus anciennes, consciemment ou non.
6 avril : le Burundi se souvient du président Ntaryamira
Le président Cyprien Ntaryamira est mort le 6 avril 1994, victime d’un attentat dont il n’était qu’une victime collatérale mais dont les conséquences furent terribles. La Journée lui rend hommage ainsi à tous les martyrs des guerres civiles.
16 novembre : le dictateur tadjik célèbre ses 30 ans de pouvoir absolu
Emomali Rahmon est arrivé au pouvoir le 16 novembre 1994, à la faveur d’une guerre civile. Il dirige le Tadjikistan d’une main de fer et sa famille contrôle tous les rouages politiques et économiques du pays. Cette kleptocratie est un modèle pour Poutine qui voit dans le dictateur tadjik, un des rares soutiens en Asie centrale.
6 novembre : le Jour de la constitution tadjike
La république du Tadjikistan, célèbre les 30 ans d’une constitution adoptée le 6 novembre 1994 alors que le pays était en pleine guerre civile. Ce jour-là, Emomali Rahmon était élu président. Trois décennies plus tard, il est encore à la tête du pays. La constitution post-soviétique n’a pas apporté la démocratie.
27 avril : l'Afrique du Sud célèbre une démocratie qui n’a pas tenu ses promesses
Le jour est férié en Afrique du Sud, en mémoire des premières élections démocratiques, le 27 avril 1994. Trente ans après, même si une bourgeoisie noire a émergé, les contrastes économiques sont toujours aussi criants que sous l’apartheid. Au point qu’en contrepoint à la Journée de la liberté (Freedom Day), une UnFreedom Day est célébrée en parallèle, pour crier que la misère ne permet pas de profiter de la liberté.
7 avril : la mémoire du génocide tutsi au Rwanda
Il y a 30 ans, commençait un génocide qui allait faire disparaître, en trois mois, un million de personnes dans un pays de moins de 7 millions d’habitants, le Rwanda. En dépit des commémorations annuelles, un lourd silence pèse sur le génocide des Tutsis. Le pays a mis beaucoup de temps à le faire entrer dans les manuels d’Histoire. C’est fait à présent, mais le Rwanda est un pays très jeune : 70% de la population a moins de 30 ans et n’a pas vécu le génocide.
4 juillet : le Rwanda célèbre sa libération et son régime politique
Au Rwanda, c’est Kwibohora (le jour de la libération) qui commémore la fin du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis et le début d’une nouvelle ère de réconciliation. La fête célèbre avant tout la prise du pouvoir du FPR (Front Patriotique Rwandais), en particulier celle de son leader, Paul Kagame.
17 juin : journée de lutte contre la désertification et la sécheresse
La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée chaque année le 17 Juin, pour sensibiliser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international. Le thème pour cette édition 2023 est « Femme. Sa terre. Ses droits ».
7 avril : il y a 26 ans débutait le génocide rwandais
Il y a 25 ans, près d’un million de personnes ont été exterminées au Rwanda. Les victimes étaient en très grande majorité des Tutsis, mais comptaient également des Hutus modérés, des Twa... Ce génocide, le dernier du XXe siècle, a été soigneusement organisé par l’administration rwandaise de l’époque…