Articles dans Royaume-Uni
27 janvier : retour au cauchemar irlandais ? Le souvenir du Bloody Sunday
 

Ce dimanche, à Derry, en Irlande du Nord, on commémore les 14 morts tués par l’armée britannique alors qu’il défilaient pacifiquement, le 30 janvier 1972. Le souvenir d’un passé révolu ? L’explosion d’une voiture piégée, le 19 janvier dernier, à Londonderry, attribué l’attaque à un groupe républicain dissident, est le signe que tout peut reprendre en cas de remise en cause le l’accord de 1998 entre entre républicains nationalistes (les catholiques) et loyalistes unionistes (les protestants). En cas de Brexit, l’accord de 1998 (dit du Vendredi Saint) sera caduc et la province peut à nouveau s’embraser.

Ces dernières années, la marche annuelle dans le quartier catholique de Londonderry (Irlande du Nord) attirait moins de monde qu’autrefois. Non que le souvenir s’estompe des 14 manifestants pour les droits civiques, des adolescents pour la plupart, tués par les Britanniques. Mais, Londres a fini par accepter une enquête, dont le rapport a conclue à l’entière responsabilité des soldats anglais. Ce qui a poussé le Premier ministre David Cameron, en 2010, à présenter des excuses et offrir une indemnisations aux familles... 38 ans après le drame.

En cas de Brexit dur sans négociation avec Bruxelles, le cauchemar du conflit nord-irlandais qui a fait tant de morts, pourrait bien revenir. À moins ce ce ne soit ce spectre, principalement, qui fasse définitivement capoter le Brexit ?

Autre commémoration, une minute de silence sera observée mercredi à 16 heures devant le monument dédié au Bloody Sunday.

 
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25 janvier : la Burn’s night, fête écossaise patriotique et conviviale
 

Les Écossais préparent ce soir une grande fête en l’honneur de Robert Burns, leur grand poète mort en pleine jeunesse (il avait 27 ans) et mort le 25 janvier 1759, il y a 160 ans jour pour jour.

Défini par les Burns Clubs peu après sa disparition, le rituel n’a pas bougé depuis et la soirée commence immanquablement par un repas (le Burns supper) dont le menu est souvent écrit dans le dialecte du poète, le « lallans ». Les mêmes plats traditionnels se succèdent tous les ans dont le fameux haggis, plat écossais par excellence qui n’est autre que de la panse de brebis farcie ! Le repas est rythmé par des discours, toasts divers, poèmes de Burns déclamés avec emphase… et s’achève par de la musique, des chants et des danses traditionnelles.

La burns Light, une procession de lampions suivie d’un feu d’artifice, anime la ville de naissance de Robert Burns, Dumfries, au sud-ouest de l’Écosse.

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30 novembre : les Écossais fêtent leur saint patron
 

La Saint Andrew (André) est un peu la fête nationale écossaise (en concurrence avec le Burn’s supper, le 25 janvier). Cette journée, fériée depuis 2007, marquée par des fêtes de toutes sortes et des concerts (où la cornemuse est reine), donne aussi le coup d’envoi des marchés de Noël. La croix de St André, apôtre et martyr, est l’emblème de l’Écosse. Elle est figurée en blanc sur le drapeau du pays.

 
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5 novembre : une fête nationale anglaise, la marche des Anonymous
 

Comme chaque année des centaines de personnes parcourent les rues de Londres avec un masque d'Anonymous. La police impose ses conditions à la fameuse marche en la limitant à une période de trois heures 18:00-21:00 et un parcours précis entre Trafalgar Square et Whitehall particulièrement contrôlé pour éviter les débordements. Même si des marches se déroulent dans plusieurs villes du monde, on est loin du million de masques annoncé par les slogans de l'organisation.

En Angleterre on peut assister à des festivités débridées autour de feux de joie, des processions aux flambeaux et de pintes de bière… La Guy Fawkes Night commémore chaque nuit du 5 novembre l'échec d'un attentat organisé par des extrémistes religieux au XVIIe siècle.   

Ce 5 novembre nous mène aussi en Nouvelle-Zélande sur les traces de l'inventeur de la non-violence comme arme politique. 
Des rendez-vous sont aussi prévus au Pérou, pour assister à la naissance du monde inca, un 5 novembre dit la légende; au Panama ; au Ghana; au Salvador… Et des idées pour les années à venir : en Suède, en Inde, à New York, à Melbourne, à Tokyo…

En Italie, des hackers ont promis une attaque du gouvernement….




 
 
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21 octobre : une fête nationale pour l’Angleterre ?
 

C’est l’anniversaire de la bataille de Trafalgar (1805), une victoire de la flotte commandée par l’amiral Nelson, qui y perdit la vie, face aux Français et aux Espagnols. La menace d’une invasion de l’Angleterre par Napoléon était définitivement écartée, la flotte française ayant été décimée. Chaque année à Londres, à Trafalgar square, bien sûr, et à Birmingham, la Royal Navy donne une parade, mais la célébration reste assez discrète. On est loin des grandes commémorations du XIXe et du début du XXe siècle où elle avait fini par prendre une coloration anti-militariste qu’il a fallu mettre en sourdine au moment de la Grande Guerre. Aujourd’hui, surtout depuis le bicentenaire, des voix proposent de la réactiver et même d’en faire la fête nationale qui manque à l’Angleterre. C’est l’anniversaire de la reine, fête mobile tombée cette année le 9 juin, qui pour le moment en fait office. En 2011, un ministre conservateur avait proposé d’en faire un jour férié mais, en échange, il prévoyait de supprimer celui du 1er mai. Tollé des syndicats !

 
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