Articles dans Irlande
17 mars : la Saint-Patrick, fête mondialisée
 

Ce n’est pas l’Irlande seule mais une communauté entière d’Irlandais de par le monde qui célèbre aujourd’hui leur saint patron et réaffirment haut et fort son appartenance irlandaise et combien ils sont « proud to be Irish » (fiers d’être irlandais). De Dublin à New-York, les trois maîtres mots pourraient être : bière, musique et danse ! Le caractère festif de la journée dépasse depuis quelques années la seule diaspora irlandaise.

À Dublin débutent cinq jours de fête où se mêlent carnaval, musique à tous les coins de rue, théâtre, feux d’artifice, défilé de plus de quatre mille participants devant un million de spectateurs dit-on, sans compter des pubs ouverts nuit et jour où l’on peut déguster tout ce que l’Irlande a de meilleur en termes de boissons alcoolisées : bières et surtout la fameuse Guinness, véritable symbole national, la Beamish ou la Caffrey’s, whiskeys Bushmills ou Midleton de renommée mondiale et le nom moins célèbre irish coffee.

Cette fête a traversé les frontières pour donner lieu à des manifestations parfois surprenantes. Outre Atlantique, C’est la ville de New-York qui abrite la plus grande parade le long de la 5e Avenue, au pied de la cathédrale néo-gothique St Patrick devant plus de deux millions de spectateurs tandis que la colonie irlandaise de San Francisco défile derrière la statue de St Patrick qui trône sur un char habillé de vert, couleur de l’Irlande, comme la plupart des participants à la fête. À Chicago, la rivière du même nom qui traverse la ville est, elle aussi, colorée en vert !

 
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27 janvier : retour au cauchemar irlandais ? Le souvenir du Bloody Sunday
 

Ce dimanche, à Derry, en Irlande du Nord, on commémore les 14 morts tués par l’armée britannique alors qu’il défilaient pacifiquement, le 30 janvier 1972. Le souvenir d’un passé révolu ? L’explosion d’une voiture piégée, le 19 janvier dernier, à Londonderry, attribué l’attaque à un groupe républicain dissident, est le signe que tout peut reprendre en cas de remise en cause le l’accord de 1998 entre entre républicains nationalistes (les catholiques) et loyalistes unionistes (les protestants). En cas de Brexit, l’accord de 1998 (dit du Vendredi Saint) sera caduc et la province peut à nouveau s’embraser.

Ces dernières années, la marche annuelle dans le quartier catholique de Londonderry (Irlande du Nord) attirait moins de monde qu’autrefois. Non que le souvenir s’estompe des 14 manifestants pour les droits civiques, des adolescents pour la plupart, tués par les Britanniques. Mais, Londres a fini par accepter une enquête, dont le rapport a conclue à l’entière responsabilité des soldats anglais. Ce qui a poussé le Premier ministre David Cameron, en 2010, à présenter des excuses et offrir une indemnisations aux familles... 38 ans après le drame.

En cas de Brexit dur sans négociation avec Bruxelles, le cauchemar du conflit nord-irlandais qui a fait tant de morts, pourrait bien revenir. À moins ce ce ne soit ce spectre, principalement, qui fasse définitivement capoter le Brexit ?

Autre commémoration, une minute de silence sera observée mercredi à 16 heures devant le monument dédié au Bloody Sunday.

 
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