23 décembre : le dernier anniversaire de l’empereur du Japon
 

Aujourd’hui, jour férié, le palais impérial ouvre exceptionnellement ses portes, enfin seulement la cour et les jardins. Une impressionnante file de personnes, Japonais et touristes, attend dans le froid depuis tôt ce matin pour venir souhaiter longue vie à l'empereur Akihito, le jour de son anniversaire (天皇誕生日). Le programme est toujours le même, l'empereur, et sa famille, apparaissent à trois reprises dans la matinée, à 40 minutes d’intervalle, sur un balcon équipée d’une baie vitrée. Après une courte allocution, la foule agite les petits drapeaux qui lui ont été distribués à l’entrée, tout en criant Banzaï ! En sortant chacun signe les registres de vœux adressés à l’empereur. Si vous n’avez pas pu entrer, vous pouvez retenter votre chance le 2 janvier. Cette fois, c’est l’empereur qui adressera ses vœux à la foule. Le reste de l’année, la cour du Palais n’est pas accessible au public. Ce soir, lors d’une émission spéciale à la télévision, il adressera quelques mots à la nation. Ce sera certainement le dernier 23 décembre férié au Japon, car l'empereur, âgé de 85 ans aujourd’hui, abdiquera le 30 avril 2019 en faveur de son fils aîné Naruhito, lequel est né un 23 février.

 
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22 décembre : la loterie de Noël des Espagnols
 

Si vous êtes en Espagne, vous pouvez tenter votre chance à la traditionnelle loterie de Noël. Le premier prix est de 4 millions d’euros, mais les chances de gagner sont limitées car vous serez sans doute plus de 20 millions à avoir acheté un billet. La Sorteo de Navidad est organisée tous les ans depuis 1812. Ce serait aujourd'hui la plus grande loterie du monde. Presque toutes les familles espagnoles participent à cet événement national. 

Depuis 2011, le tirage se déroule au Teatro Real de Madrid, il est effectué par des élèves du Colegio de San Ildefonso. Le résultat est diffusé sur internet 45 minutes plus tard, vers 22.00.

Un site pour savoir si vous avez gagné : www.laloterianavidad.com/buscar-numeros/

 
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21 décembre : le solstice d'hiver
 

A 23h22 (heure de Paris) très exactement aura lieu le solstice d’hiver qui correspond à la nuit la plus longue de l’année et marque la naissance d’une nouvelle année solaire ; dès demain, les jours vont commencer à s’allonger. C’est aussi aujourd’hui que débute l’hiver dans l’hémisphère nord. Dans l’hémisphère sud, c’est la nuit la plus courte, et le début de l’été. Les différents calendriers religieux n’étaient pas toujours en phases avec le calendrier astronomique, il en résulte qu’un certain nombres de fêtes faisant référence à la renaissance de la lumière qui s’étalent du 13 décembre (Sainte-Lucie) à l’Épiphanie (6 janvier, et même 19 pour les Orientaux), en passant par le 25 décembre et les différents nouvel ans solaires (1, 12, 14 janvier). Les Celtes célébraient Yule, les Romains, Mithra (25 décembre), ainsi que les Saturnales (voir 6 janvier) en l’honneur du soleil invaincu (sol invictus). Sur le site de Stonehenge (Angleterre), des mouvements néo-druidriques organisent des cérémonies touristico-religieuses à l’occasion du solstice d’hiver. Les Francs-Maçons saluent ce moment par la l’organisation d’une Tenue solsticiale qui célèbre également St Jean d’Hiver (Saint Jean l’Évangéliste) dont la fête a lieu d’ici quelques jours (le 27 décembre). Pour les Francs-Maçons, comme par le passé pour les Templiers ou d’autres ordres de chevalerie, ce saint représente l’Initié.

 
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20 décembre : la fête cafre célèbre 170 ans de liberté à la Réunion
 

Les Réunionnais déposent leurs gilets jaunes pour un jour de fête : l’île résonne depuis hier soir des rythmes du maloya, cette musique créée par les esclaves et quasiment interdite jusqu’aux années 1960. La Fête de la liberté commémore l’abolition de l’esclavage, le 20 décembre 1848. Il était déjà aboli depuis 1834 dans les îles voisines de Maurice et des Seychelles. Ici, cette loi a été attendue pendant des décennies. Ce jour-là, un 20 décembre, 62 000 esclaves ont été libérés, soit plus de 60% de la population de la Réunion. Leur premier geste a été d’abattre le poteau où ils étaient fouetté en public sur la place du marché de St-Denis. Cette date n’est fériée à la Réunion que depuis 1983 et la fête Cafre est récente.  Ce soir, la Nuit de la liberté sera marquée par un grand défilé aux flambeaux descendant la rue de Paris, à St-Denis. Chaque localité de l’île a prévu un kabar, grands bals populaires où s’exprime le maloya, musique dont le Parti communiste réunionnais a fait depuis les années 1970, un chant identitaire et revendicatif.

À Saint-Denis de la Réunion :

À 10h, à la Stèle Géréon et Jasmin (place Sudel Fuma au Barachois) : une cérémonie d’hommage aux ancêtres, un temps nécessaire de recueillement, en mémoire de celles et ceux qui ont porté les combats, lutté, pour parvenir à arracher leur liberté.

À 17h, départ rue de Paris : le Grand Défilé de la Liberté, porté et organisé par le tissu associatif et artistique, et proposant de restituer, sous la forme de modules chorégraphiés, la vie de celles et ceux qui furent réduits à l'esclavage.

À 19h30 au Barachois : le kabar de la Nuit de la Liberté, avec à l’honneur cette année le maloya, sous toutes ses formes et couleurs, du maloya fonnkèr au maloya manièr fanm, en passant par des formes traditionnelles ou modernes… avec Léïla Négrau, Zan Mari Baré, Lorizine, Kiltir, Davy Sicard...

 
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19 décembre : Goa fête sa libération
 

L’opération de l’armée indienne n’a duré que 36 heures, on déplora tout de même cinquantaine de victimes due à un début de résistance portugaise. Le 19 décembre 1961, les Indiens investissaient la dernière colonie européenne établie sur son territoire, 14 ans après sa propre libération des Anglais. Ainsi était mis fin à 451 ans d’occupation portugaise, l’une des plus longues de l’histoire. Les Portugais sont arrivés sur les côtes indiennes à en 1498 et s’établirent à Goa en 1510. Pour le Portugal c’était le début de la fin de l’empire, l’événement a eu un certains recensement dans les colonies africaines où des maquis commençaient à s’organiser. En 2011, les autorités indiennes ont entrepris la construction d’un mémorial dédié aux victimes cette opération baptisée Vijay (« victoire », en hindi). La journée est fériée dans l’État de Goa.

 
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18 décembre : la Journée de la langue arabe
 

Avec plus de 300 millions de locuteurs, l’arabe est la cinquième langue parlée au monde et la sixième langue officielle des Nations unies. 

Si la date du 18 décembre a été retenue, c’est parce qu’elle fait référence au 18 décembre 1973, jour où l'arabe est devenue la sixième langue officielle de l'ONU.

À Paris, l’Institut du monde arabe (IMA) a organisé le week-end dernier, t rois jours ludiques et festifs, occasion de découvrir l’enseignement moderne et laïque de la langue arabe dispensé à l'IMA.

 
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17 décembre : le début du Printemps arabe
 

Il y a huit ans, le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune marchand de fruits, s’immolait sur la grande place de Sidi Bouzid, bourgade déshéritée de la Tunisie profonde. Il mourra 18 jours plus tard à l’hôpital. Ce geste de désespoir face un système qui ne lui offrait aucune issue, a provoqué un mouvement de colère qui va très vite se muer en manifestation politique contre le régime de Ben Ali basé sur la corruption et la répression. Le dictateur finira par quitter le pays le 14 janvier suivant. Cette première étincelle de ce qui sera très vite qualifié de printemps arabe est commémoré par des milliers de personnes venus de toute la Tunisie dans la petite ville où a été érigé une statue. En novembre 2011, le jeune homme a reçu le prix Sakharov à titre posthume, la ville de Paris lui a dédié une place, Time magazineen a fait la personnalité de l'année… À l’image d’un Jan Palach, Mohamed Bouazizi est devenu le symbole d’une révolution à laquelle il n’a pas participé.  

La date n’est pas commémorée officiellement, sauf par l’Union régionale des Travailleurs de Sidi Bouzid qui milite pour que la fête de la révolution soit placée le 17 décembre, au lieu du 14 janvier. 

 
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16 décembre : jour de réconciliation en Afrique du Sud
 

C’est la date la plus controversée du calendrier sud-africain. Appelée autrefois le Jour du vœu (Day of the Vow), elle commémore la victoire des colons blancs sur les armées zouloues à la bataille de Blood River (« rivière de sang ») en 1838. Environ 3 000 Zoulous furent massacrés pour seulement 3 blessés dans les rangs des Boers. Cette date sacrée des Afrikaners qui célèbrent chaque année le « pacte » conclu avec Dieu est fériée depuis 1911. De leur côté, les Zoulous commémorent le Dingaan’s day, en souvenir de la victoire de leur roi Dingane sur les troupes britanniques en 1879. La bataille a eu lieu un 22 janvier, mais ils ne voulaient pas laisser le monopole de cette date aux Afrikaners. Enfin, l’ANC commémore, ce même jour la création en 1961 de son organisation militaire (Umkhonto we Sizwe)… En 1995, le nouveau régime faute d’avoir pu éliminer cette date ambiguë, en a fait un jour férié dédié à la réconciliation des différentes composantes de la nation sud-africaine.  

 
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15 décembre : c'est la fête de l'espéranto !
 

Les espérantistes du monde entier se réunissent pour chanter, faire du théâtre ou, tout simplement, parler espéranto autour d’une bonne table. Ce jour est la date anniversaire de Ludwig L. Zamenhof, créateur polonais, en 1887 sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (« celui qui espère ») d’une  langue qui se voulait internationale et universelle. C’est la seule langue créée de toutes pièces et encore pratiquée dans le monde par une population évaluée à deux millions de personnes selon l’Unesco. Si elle eut ses pourfendeurs, défenseurs des langues nationales, elle connut aussi des soutiens inattendus, de Gandhi à Édouard VII, de Jean Jaurès à Willy Brandt ! Enfin l’esperanto fut langue officielle, une fois au moins, d’un minuscule « État » : l’Insula de la Rozoj (« l’île aux roses » en espéranto). Créée de toutes pièces, en 1968, sur une plate-forme au large des côtes italiennes, cette île artificielle disparut après quelques mois, engloutissant avec elle le rêve d’une langue reconnue au niveau international. 

 
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14 décembre : Odile, la bien-aimée des Alsaciens
 

Près de 1,3 million de visiteurs se rendent chaque année sur le mont Saint-Odile. Ils viennent se recueillir devant le tombeau de la sainte, patronne de l’Alsace, dans la basilique ND de l’Assomption ou simplement admirer le panorama qui s’offre à eux à une altitude de 763 mètres. Ce haut lieu de la spiritualité a été fondé par Odile elle-même vers 700 sur les bases du château de Hohenbourg que lui aurait légué son père. Née aveugle, elle aurait recouvré la vue au moment de son baptême, ce qui fait d’elle aussi la patronne des aveugles. Elle est décédée le 13 Décembre 720, mais sa fête a été déplacée au 14 décembre pour la distinguer de la très populaire sainte Lucie. Une des raisons de se rendre au mont Saint-Odile à cette saison est d'y visiter le marché de Noël.

 
13 décembre : Lucie célèbre le retour de la lumière
 

La Sainte-Lucie est l’une des deux célébrations majeures des Suédois, avec la Saint-Jean, le 24 juin. Dans chaque maison ce matin, les filles vont réveiller leurs parents en leur apportant du café et des brioches au safran, les lussekatterou saffran büllar. Ainsi le veut la tradition. Puis elles vont se préparer à une longue procession, vêtues d’une robe blanche et d’une ceinture rouge et la tête ceinte d’une guirlande. Des garçons également vêtus de blanc et coiffés d’un chapeau en forme de cône (stjargossar) les accompagnent. En tête du défilé, sainte Lucie, habillée elle aussi de blanc et de rouge, une couronne de bougies sur la tête. Le groupe va traverser une partie de la ville en distribuant des gâteaux au safran et au gingembre sur leur chemin, tout en chantant ou en récitant des poèmes. À l’origine, la plus jolie fille du village était élue pour tenir ce rôle. De nos jours, c’est chaque ville ou village, chaque école qui élit sa sainte Lucie, des concours sont même organisés au niveau régional puis national. Les journaux locaux publient les photos des prétendantes et demandent à leurs lecteurs de voter. La Miss Suède, couronnée le 13 décembre, est en fait une sainte... ! 

 
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12 décembre : à Mexico, le plus grand pèlerinage au monde, après le Hadj
 

C’est la plus grande fête du Mexique, celle qui met les forces de l’ordre sur les dents : entre 4 et 6 millions de pèlerins se rendent dans la basilique Notre-Dame de Guadalupe, dans les faubourgs de Mexico. Protectrice de Mexico puis du Mexique, elle est devenue la patronne de toute l’Amérique latine. Sa basilique est le deuxième sanctuaire le plus visité au monde après Saint-Pierre de Rome. Elle se dresse à l’emplacement même où elle serait apparue, en 1531, à un jeune indigène, récemment baptisé. Depuis, on conserve précieusement et on vénère la tilma (le manteau) portée par le jeune homme ce jour-là et sur laquelle l’image de la vierge se serait mystérieusement imprimée. L’affluence est telle que trois tapis roulant sont nécessaires pour que chacun puisse rapidement apercevoir l’image sainte. Elle est la mère de tous les Mexicains, elle fait partie intégrante de leur identité nationale. Au point que pour confondre les immigrants clandestins centraméricains, la police avait l’habitude de leur demander la couleur de ses yeux. S’ils répondaient « bleu », ils étaient refoulés, car la Guadalupe est une métisse, à l’image des Mexicains.

 
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11 décembre : l'Argentine célèbre son tango
 

Buenos Aires retentit partout des rythmes du tango. Cette Journée du tango (Dia Nacional del Tango), créée en 1977, qui commence a être fêtée un peu partout dans le monde correspond à l’anniversaire de Carlos Gardel (photo) né en 1890, voix mythique du tango, mais aussi à celui de Julio Caro (1899), l’un de ses grands musiciens. Tout à commencé samedi à partir de 20 heures, avec la Gran Milonga Nacional (bal où l’on danse le tango) tout le long de l’Avenida de Mayo qui attire chaque année des milliers de passionnés.  Les festivités autour du tango ont duré tout le week-end et se terminent aujourd’hui avec les cérémonies liées à l’anniversaire. Ce mardi, de 11h à 15h, au cimetière Charcarita de Buenos Aires, le mausolée de Carlos et Berta Gardel sera ouvert aux visiteurs venus leur rendre hommage.

Depuis cette année, une statue du chanteur et compositeur de tango a été installée à Compans Caffarelli à deux pas de sa maison natale de Toulouse où il est né le 11 décembre 1890,  Carlos Gardel a émigré en Argentine avec sa mère à l'âge de 2 ans. 

 
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10 décembre : la journée des droits de l'homme
 

C’est la Journée mondiale des droits de l'homme, jour anniversaire de la déclaration universelle adoptée le décembre 1948, à Paris, au Palais de Chaillot. Le texte rédigé par René Cassin est le plus traduit au monde : 512 langues de ­l'abkhaze au zoulou, symbole de son universalité.

Les 193 Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont, au fil des décennies, adopté la Déclaration universelle. Mais aucun ne l’applique totalement. La Déclaration universelle n’est pas un traité. En l’adoptant, les États proclament des droits sans avoir à se conformer à des obligations juridiques. 

Le succès du modèle chinois de développement, qui se construit contre les droits humains, gagne hélas du terrain dans les esprits, notamment dans les pays émergents. Dans les pays autoritaires, comme la Russie, la Turquie, le Venezuela, le Philippines et aujourd’hui au Brésil, la violation des droits humain n’est plus sanctionnée… Un bien morose 70e anniversaire, même si les progrès sont considérables depuis 1948.

 
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9 décembre : la journée de la laïcité
 

En France, des voix réclament régulièrement de faire du 9 décembre un jour férié dédié à la laïcité. C’est l’anniversaire de la loi de 1905 de séparation entre l’Église et l’État. Un pas en ce sens ? Depuis 2015, la Journée de la laïcité est célébrée dans tous les établissements de France, le 9 décembre (cette année, ce sera lundi). Cette journée marquera le 113e anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), qui a participé a enraciner la laïcité (instituée en 1882 pour les enseignements) à l’école publique.

À Paris, un rassemblement laïque et républicain a lieu ce jour à 15h00, au pied de la statue du Chevalier de La Barre, square Nadar, dans le 18e (le square Nadar se trouve à gauche de la sortie du funiculaire).

Le principe de laïcité est au fondement du système éducatif français depuis la fin du XIXe siècle. Les différents enseignements contribuent à la transmission de la laïcité, en particulier l’enseignement moral et civique, l’histoire géographie ou encore la littérature.

 
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8 décembre : les Lyonnais fêtent les lumières
 

Près de trois millions de visiteurs sont attendus ce week-end pour admirer les créations d’artistes de toutes sortes, plasticiens, vidéastes, éclairagistes, architectes qui ont fait de la ville, de ses monuments, de ses fleuves leur terrain de jeu pour un spectacle éphémère mais ô combien grandiose ! La fête des Lumières ou Fête des Illuminations comme l’on disait autrefois, investit aussi les réseaux sociaux : facebook, twitter donnent à l’événement un retentissement international, relayé par les nombreux Lyonnais de l’étranger qui célèbrent l’événement à leur manière. Après une année d'interruption, les autorités locale ayant cédé à la peur des attentats, la fête reprend, mais confiée à une partie de la ville. La Fête des Lumières se deroule du jeudi 7 au Dimanche 10 décembre 2017.

Il n'y a pas qu'à Lyon ! Vous le lirez dans le livre de Jean-François Bernou

En France, aujourd'hui, le 8 décembre évoque avant tout la fête des Lumières de Lyon. Jean-François Bernou nous raconte les origines alambiquées de cette manifestation artistique et populaire, mais aussi religieuse.

Car cette date en recouvre une autre, propre aux pays catholiques, l'Immaculée Conception, notion que nous explique Pascal Mallen-Barret. Le 8 décembre, nous conduira en Amérique latine à la découverte de quelques Vierges très populaires et de divinités brésiliennes d’origine africaine. En Uruguay, ce jour est celui de l’ouverture de la saison balnéaire. La même référence religieuse nous mènera également à Strasbourg pour évoquer la naissance du drapeau européen.

Chaque 8 décembre, à New York, on chante en mémoire d’un saint et martyr de la culture pop, John Lennon. En Finlande, on se souvient de Sibelius, le musicien national. En Macédoine, une fête récente évoque saint Clément. En Albanie, la date du 8 décembre est très clivante sur le plan politique…

Nous terminerons ce tour du monde au Japon où l'on célèbre l'Illumination du Bouddha, une fête de lumière qui ne s’affiche pas sur les murs comme à Lyon, mais qui demeure spirituelle et intérieure.

 
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7 décembre : l'Arménie se souvient du séisme de 1988
 

Les autorités arméniennes commémorent chaque année les presque 30 000 morts (et plus de 500 000 sans abris) causés par le séisme du 7 décembre 1988, à 11h41, de magnitude 6,9 ravageait le nord de l'Arménie, en particulier la région de Leninakan (aujourd'hui, Gyumi).

Le désarroi était tel que pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'URSS, qui vivait ses dernières années, acceptait une assistance étrangère d'urgence.  Le Séisme a presque entièrement détruit deux villes au Nord de l’Arménie : Spitak et Leninakan. C’était, il y a 30 ans, jour pour jour.

En France la diaspora commémore la catastrophe, comme à Valence où le C24 Comité du 24 Avril Drôme-Ardèche appelle le public à un rassemblement devant la stèle du génocide à Valence, œuvre de Toros, square Jean-Manoug Stépanian. Au programme : allumage de bougies, dépôts de gerbes -dont celles du Maire de Valence Nicolas Daragon et du C24-, discours du C24, duduk (Lévon Chatikyan) et chant « Pour toi Arménie » réalisé par les jeunes de l’Académie de danses et chants France-Ashtarak-Arménie. Prières.

 
6 décembre : fête nationale de la Finlande
 

Ce jour de fête en Finlande célèbre l'émancipation du pays. Le 6 décembre 1917, à la faveur de la révolution russe, les Finlandais se libéraient de la tutelle de l'empire des tsars. Pour la première fois de son histoire, la Finlande devenait un État.

Ce soir, avant de s'installer devant son poste de télévision pour assister en direct à la soirée de gala donné par le président de la république, chaque famille va déposer deux bougies sur le rebord de sa fenêtre.

À Helsinki, le défilé étudiant traditionnel se terminera à la place du Sénat dans le centre d' Helsinki.  De nombreux chœurs d'église interpréteront l'hymne national, Finlandia, composé par  Jean Sibelius.

Après avoir été suédoise pendant six siècles, jusqu'en 1809, puis Grand-Duché russe jusqu'en 1917, la Finlande n'a acquis son indépendance qu'à la fin de la Première Guerre mondiale, après la chute de l'empire tsariste russe. La future URSS a reconnu son indépendance en 1918.

 
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5 décembre : la date qui ne commémore rien
 

En France, la Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie est une date très contestée est peu suivie, même si certaines municipalités organisent tout de même un moment de recueillement au monument aux morts. Ne cherchez pas dans un livre d’histoire ce qui s’est passé un 5 décembre. La date tient du hasard de l’agenda présidentiel. Le 5 décembre 2002, le président Chirac inaugurait un mémorial situé quai Branly à Paris et dédié à aux guerres de la décolonisation. L’année suivante, une commission reprenait cette date afin de tenter d’éliminer la commémoration du 19 mars à laquelle est attachée la plus grande association d’anciens combattants, la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc, Tunisie), mais récusés par d’autres. Les dirigeants de la Fnaca ont appelé au boycott de cette commémoration officielle.

 
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4 décembre : des feux d’artifice pour la Sainte-Barbe
 

Samedi, alors que le Puy-en-Velay voyait sa préfecture en flamme, c’est Saint-Étienne qui célébrait la patronne des mineurs, des artificiers et des pompiers. La Sainte-Barbe tombe en fait le 4 décembre, c’est un grand jour pour Saint-Étienne, ville minière jusqu'à la fermeture du dernier puits en 1983. Autrefois, cette journée était chômée et payée pour les mineurs qui portaient en procession la statue de la sainte de l'hôtel de ville jusqu'à chaque mine. Ce défilé au flambeau qui a eu lieu samedi, a transporté sainte Barbe jusqu'au Puits Couriot, aujourd'hui Musée de la mine où la soirée se termine par l'embrasement du site en un spectaculaire feu d'artifice.

Le 4 décembre, ce sont les mineurs, les artificiers, et bien sûr, les pompiers qui fêtent leur sainte patronne ! Les amicales de pompiers organisent des banquets pour la Sainte Barbe. 

 
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