Articles dans Corée du Sud
1er mars : il y a 100 ans, la Corée se soulevait contre l'occupant japonais
 

Le Jour du Mouvement d'Indépendance 삼일절 (samiljeol) est un jour férié et une commémoration annuelle, mais cette année le centenaire du mouvement de protestation contre la colonisation japonaise, le 1er mars 1919 lui donne une dimension particulière. Ce premier jour du combat coréen pour l’indépendance a provoqué une réponse violente de la police japonaise et de nombreux morts. Ce n’était qu’un début car le Japon qui occupait la péninsule e Corée depuis 1910 ne quittera le pays qu’en 1945.

Cette journée sera notamment l’occasion d’honorer Ryu Gwansun (ou Yoo Kwan-Sun), cette jeune fille de 18 ans dont les parents ont été, tous les deux, tués le 1er mars 1919 et qui fut à son tour torturée et tuée par les Japonais, en 1920. Elle avait 18 ans.

Le problème des femme de réconfort va également être mis en avant, comme les différends territoriaux et les réparations de guerre. Les deux Corée affirment que les manuels scolaires japonais dissimulent le passé impérial de Tokyo. En cette période de regain du nationalisme japonais, il lui sera expressément demandé de ne pas toucher à l’article 9 de sa constitution qui lui interdit la guerre. Cette fête officielle ne manquera pas non plus d’être vue comme une opportunité pour l'unité coréenne.

Chaque année, une reconstitution des évènements est organisée dans les rues de Séoul avec des figurants jouant le rôle des soldats japonais et des manifestants se faisant massacrer.

 
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5 février : le nouvel an chinois, vietnamien, coréen...
 

Plusieurs pays asiatiques fêtent aujourd’hui leur entrée dans l’année du Cochon de terre, l’an 4717 du calendrier chinois. Une occasion de retrouvailles familiales, de retour dans sa terre natale qui donne lieu à d’innombrables allées et venues à travers les pays (plus de trois milliards ces dernières années pour toute la période des fêtes) avec son lot d’encombrements sur les routes, dans les gares aussi bien que dans les aéroports.

Le nouvel an chinois (农历新年) est célébré partout où la diaspora chinoise s’est installée, sur tous les continents. Dans beaucoup de pays d’Asie où ce jour donne lieu à des festivités grandioses, au Vietnam (Fête du Têt), en Indonésie, Malaisie, Corée du Sud (Seollal), Thaïlande ou aux Philip­pines on n’apprécie guère le terme de nouvel an chinois pour une fête que chaque pays s’est appropriée et il serait peut-être plus judicieux de parler de nouvel an du calendrier chinois ou tout simplement de nouvel an lunaire ou encore de Fête du Printemps (春节).

 
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9 octobre : les Coréens célèbrent leur alphabet
 

Système de transcription autant qu’œuvre d’art, le hangeul (nom donné à cet alphabet) fascine par sa logique rigoureuse, ses principes scientifiques, sa créativité. Les Coréens en tirent une immense fierté et cet alphabet est un des rares au monde à être célébré par une fête nationale ! C’est en vue d’alphabétiser son peuple que le roi Sejong décida, au milieu du XVe siècle, de créer le hangeul en remplacement des hanja, caractères chinois utilisés jusque-là. Composé de 28 lettres, cet alphabet présente des combinaisons de formes infinies qui font qu’il peut être appris en une journée ou faire l’objet d’années d’études. Abandonné durant plusieurs siècles, il est, depuis 1945, officiel dans les deux Corées. Il coexiste avec les hanja (pour l’étude des textes anciens) et l’alphabet latin qui donne accès aux langues européennes. En 1989, l’Unesco a créé le Prix du roi Sejong pour l’alphabétisation qui récompense une contribution significative dans la lutte contre l’analphabétisme.

 
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3 octobre : Tangun, l’ancêtre de la Corée
 

Dans le parc Sajic, au centre de Séoul, un rassemblement se forme au pied du mausolée du mythique roi Tangun. Comme chaque année, mais avec plus de conviction cette année, on va prêcher pour un rapprochement des deux Corées à défaut d’une réunification, encore illusoire.

Tangun est un personnage légendaire qui aurait fondé le premier royaume de Corée un 3 octobre il y a précisément 4348 ans ! Il aurait établi sa capitale à l’emplacement de l’actuelle Pyongyang et nommé son royaume Choson, nom de la Corée jusqu’en 1945. La figure de Tangun, longtemps délaissée, est rappelée chaque fois que l’identité du pays est menacée (invasions mongoles des XIII-XIVe siècle, chinoise en 1637, occupation japonaise de 1910 à 1945). Dès 1945, la Corée du sud en faisait une figure tutélaire tandis que, beaucoup plus récemment (en 1993), la Corée du nord réhabilitait Tangun dont elle aurait découvert le tombeau. Seul point commun, pour l’instant entre les deux Corée, la volonté de s’inscrire dans une continuité historique à travers ce héros de légende.

 
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