Articles dans Bosnie-Herzégovine
11 juillet : la mémoire de Srebrenica
 

Cérémonie à la mémoire des 8372 hommes et adolescents musulmans de Bosnie massacrés à Srebrenica par les forces serbes en juillet 1995. Chaque année, le 11 juillet, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent au mémorial de Potočari, créé en mémoire des victimes et inauguré en 2003 par Bill Clinton. Dans les années 2010 encore, l'identification et la ré-inhumation des corps se poursuivent.

Au début de l'été 1995, 25 000 habitants de la périphérie de Srebrenica cherchent à rejoindre le camp de réfugiés installé par les forces des Nations unies. Seuls 5 000 femmes, enfants et personnes âgées peuvent être accueillis par le bataillon hollandais. Le 11 juillet 1995, le général serbe Ratko Mladic et ses troupes entrent dans la zone de Srebrenica pour prendre le contrôle de la ville. "Nous sommes aujourd'hui, 11 juillet 1995, dans la ville serbe de Srebrenica. La veille d'un grand jour pour la nation", annonce-t-il à l'époque devant les caméras de télévision. "Nous allons rendre la ville à la nation serbe. Le temps est venu de prendre notre revanche sur les musulmans", précise-t-il. À l'annonce de cette offensive, des milliers d'hommes et d'enfants se précipitent pour fuir la ville. Ils n'hésitent pas à traverser les montagnes et rejoindre Tuzla, à quelques dizaines de kilomètres au nord-ouest de Srebrenica. L'armée serbe déploie alors ses hommes dans les bois alentour. C'est le début d'une opération génocidaire à l'origine de la mort de milliers de Bosniaques.

EN 2015, La Russie mettait son veto à la reconnaissance par l'ONU du caractère génocidaire de ce massacre.

Le 11 juillet 1995, 8000 Musulmans bosniaques étaient massacrés par l'armée serbe à Srebrenica.

Finalement, l’ordonnateur de ce massacre, le chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie le 20 mars 2019. Il a malheureusement inspiré des tueurs comme celui de Christchurch.

Bibliographie :

Srebrenica : un génocide annoncé par Sylvie Matton

Survivre aux empires. Islam, identité nationale et allégeances politiques en Bosnie-Herzégovine par Xavier Bougarel

 
srebrenica.jpg
7 mai : la Journée des mosquées en Bosnie
 

C’est la Journée des mosquées en Bosnie-Herzégovine, en souvenir de la destruction complète par les Serbes en 1993, de la mosquée de Ferhat-pacha, chef d’œuvre de l’art ottoman du XVIe siècle dans la ville de Banja Luka (aujourd'hui en Republika srpska), qui a depuis été reconstruite. Elle a été inaugurée le jour anniversaire de sa construction, le 7 mai 2016. Connue sous le nom de Ferhadija, la mosquée a été reconstruite après que les architectes eurent réussi à récupérer environ les deux tiers de la pierre d'origine et à utiliser les plans établis lorsqu'un tremblement de terre l'avait endommagée dans les années 1960.

La mosquée a été détruite il y a 26 ans, au plus fort de la guerre civile yougoslave, lorsque des musulmans de Bosnie (Bosniaques), des Croates et d'autres non-Serbes ont été chassés de chez eux par les Serbes dans un but de nettoyage ethnique. Une douzaine d’autres mosquées de Banja Luka ont été détruites et n’ont pas été reconstruite. Le crime a fini par payer, il n’ y a quasiment plus de musulmans dans la région.

 
bosnie.jpg
9 janvier : les 27 ans d'une république fantoche
 

Les Serbes de Bosnie-Herzégovine, célèbrent à Banja Luka, l’anniversaire très controversé de leur république, la Republika Srpska, née le 9 janvier 1992, en prélude à une guerre intercommunautaire qui a fait quelque 100 000 morts. Il s’agit en fait de la « République serbe de Bosnie », entité peuplée de 1,5 million d’habitants et composante de la Bosnie-Herzégovine. Cette cette « fête nationale » a été déclarée anticonstitutionnelle par la justice bosnienne mais le président local, Milorad Dodik, est parvenue à la faire valider par « référendum » en septembre 2016. Cette journée est chaque année l’occasion de défier la communauté internationale en brandissant le spectre de la sécession.

 
srpska.jpg