Articles dans Bolivie
24 juillet : l'anniversaire de Simon Bolivar
 

Le jour est férié en Équateur, au Venezuela et en Bolivie (le pays qui porte son nom). Ce héros des indépendances sud-américaines, qui aurait 236 ans, est également fêté en Colombie où il est mort en 1830, l'année même de l'échec de son rêve d'une Amérique du sud unifiée.

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios Ponte y Blanco est né à Caracas en 1780. À son corps défendant, il a donné son nom à une révolution dite « bolivarienne » qui a totalement ruiné son pays natal. C’est le nom donné par ses partisans au mouvement de réformes et de redistribution de la rente pétrolière initié par Hugo Chávez au Venezuela après son arrivée au pouvoir. Cette appellation fait référence à Simón Bolívar et reprend certains de ses idéaux, mais elle a oublié les lois de l’économie. Faute s’avoir su investir, le Venezuela a sombré dans la pénurie et la violence.

 
bolivar.jpg
23 mars : la mer perdue de la Bolivie
 

Les enfants des écoles défilent en chantant l’hymne à la mer. Hier, c’étaient des éléments de la marine nationale qui paradaient dans les rues de La Paz. Le pays fête la mer, la mer perdue, car aujourd’hui, la Bolivie est enclavée à l’intérieur du sous-continent, à plusieurs centaines de kilomètres du littoral. Cela, depuis 140 ans, les Boliviens ne l’ont jamais accepté.

Jusqu’en 1879, ils possédaient une province qui s’ouvrait sur le Pacifique entre le Pérou et le Chili. C’est ce dernier qui la lui a confisqué en gagnant la « guerre du du Pacifi­que » et 400 km de littoral. Depuis, la Bolivie rêve de récupérer son accès à la mer. En 2012, le président Morales annonçait une fois de plus vouloir porter l’affaire devant la justice internationale. Certes, les ports devenus chiliens d’Arica et d’Iquique sont ouverts aux échanges de marchandises avec la Bolivie. Le Pérou, qui appuya en vain La Paz lors du conflit de 1879, lui a même concédé 5 km de plages, près de la frontière chilienne, en vue d’y aménager des installations portuaires. Rien n’y fait, la mer fait partie intégrante de l’imaginaire national, elle permet, chaque 23 mars, date de l’ultime bataille, de rassembler la nation vers un objectif commun, fut-il chimérique.

 
bolivie.jpg
22 janvier : la Bolivie célèbre son pluralisme culturel
 

Ce nouveau jour férié a pour but de l’affirmer au reste du monde : la Bolivie est un État majoritairement peuplé d’Indigènes. Il a fallu pourtant attendre le 22 janvier 2006 pour qu’un Indien accède à la présidence d’une République fondée 181 ans plus tôt.

Même si Evo Morales ne parle ni l’aymara, langue de ses origines, ni le quechua, celle de sa région d’adoption, ce jour est historique pour le pays, comme l’ensemble du continent américain. Depuis 2010, l’« État plurinational de Bolivie » est célébré en musique à La Paz, sur la place Murillo qui dès ce matin résonne du son la flute de pan et du tambour. La nouvelles constitution reconnait 37 langues (avec l’espagnol). Les 36 nations indiennes sont représentées en costume régionaux. Un discours est prononcé place des Héros, le lieux même où Morales avait débuté sa campagne électorale en 2005.

Cela dit, l’étoile d’Evo Morales a aujourd’hui bien pâli. En décembre dernier, le Tribunal suprême électoral lui accordait la possibilité de se présenter une quatrième fois à la présidentielle, alors que la constitutions ne prévoit que deux mandats et qu’un référendum sur le sujet a été négatifs. Pas sûr que le folklore autour des cultures amérindiennes suffise pour assoir un pouvoir désormais bien contesté.

 
morales.png