21 mai : la Hongrie célèbre son armée

 

Ce n’est pas un jour férié, une simple journée de commémoration, les Hongrois célèbrent leur armée. La Journée de la défense nationale hongroise et de la Journée commémorative des héros hongrois (Magyar Honvédelem Napja és a Magyar Hősök Emlékünnepe), l’occasion de distribuer médailles, grades et promotions lors de cérémonies assorties de discours patriotiques.

Dans l’entre-deux-guerres, la Journée de la Défense (Honvéd Nap) était célébrée le 28 juin (signature par les Allemands du traité de paix de 1919), mais la Hongrie célébrait aussi les héros de la Grande guerre le dernier dimanche de mai. En 1951, le régime communiste a adopté le 29 septembre, anniversaire de la bataille de Pákozd en 1848, en instituant une Journée de l'Armée populaire qui ne faisait plus référence aux héros. En 1992, le nouveau régime a déplacé cette journée au 21 mai, en mémoire de la bataille de Buda de 1849. Ce jour-là, l’armée de défense nationale, commandée par le général Arthur Görgey, a repris la capitale aux troupes du général autrichien Hentzi.

Le 21-Mai, fait référence à un des principaux succès de la guerre d’indépendance, la reconquête du château de Buda, occupée par les troupes du général impérial autrichien Hentzi, par l’armée de défense nationale du général Artúr Görgei le 21 mai 1849, après un siège de trois semaines. Ce siège s’inscrivait dans le cadre de la campagne de printemps de la révolution hongroise de 1848-1849. La bataille se termina par la victoire des troupes hongroises.

Les Forces de défense hongroises comprennent deux branches : l’Armée de terre et l’Armée de l’air. La conscription obligatoire a été abolie en 2004, marquant ainsi la transition vers une armée professionnelle. Le président de la Hongrie est le commandant en chef des forces armées, tandis que le ministère de la Défense exerce un contrôle politique et civil sur l’armée.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 21 mai 2026

La bannière des forces armées hongroises sur la façade du musée des beaux-arts de Budapest (photo Császár Viktor István)

(photo Adam Csaba Szegvari)

La prise de Buda par l’armée hongroise, 1849 (par Anton Strassgschwandtner, Musée d’Histoire de Budapest)

 
Suivant
Suivant

20 mai : la terrible mémoire de l’«autogénocide» cambodgien