Articles dans Judaisme
23 mai : Lag Ba'omer , fête juive aux multiples facettes
 

Lag Ba'omer  est une fête juive joyeuse dont les origines remontent au Moyen-Âge. Ce soir, des feux de joie feront penser à ceux de la Walpurgis en Suède , Hidirellez en Turquie, ou aux fêtes du feu d’anciens cultes iraniens.

En Israël, la fête est aussi rattachée au culte de Rabbi Chimone bar Yo'haï dont ce jour est réputé être la Hiloula, l’anniversaire de son décès. Ce savant et mystique, qui a vécu au IIe siècle après JC, fut le premier à enseigner publiquement la dimension mystique de la Torah connue sous le nom de Kabbale. Ce jour, des milliers d’Israéliens se rendre au mont Méron (point culminant du pays), lieu supposé de son tombeau. Le pèlerinage à travers une réserve naturelle est l’occasion d’exercices proposés aux enfants, notamment le tir à l‘arc. Lag Ba'omer  est aussi une fête de la fraternité juive, l’occasion de montrer sa force et sa vaillance.

À Brooklyn, loin d’Israël, on organise depuis des décennies une grande parade à travers le quartier juif. Celle-ci débute traditionnellement au 770 Eastern Parkway, siège central du mouvement hassidique Chabad-Loubavitch.

À Paris, un défilé de chars décorés et des animations musicales sont généralement organisés par le mouvement Loubavitch.

 
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3 décembre : Hanoucca, la fête juive de la lumière
 

Depuis hier soir, lundi à 17h39 précise, chaque famille a exposé à sa fenêtre ou à sa porte la hanoukia ou chandelier à huit branches dont elle va allumer une bougie chaque soir durant huit jours. Il est d’usage, durant cette période de donner des étrennes aux enfants, de s’offrir des cadeaux dont le dreidi, une toupie à 4 faces dont chacune contient une lettre hébraïque. Cette fête des lumières commémore la victoire d’une famille juive, les Maccabées, sur les Syriens qui souhaitaient anéantir le judaïsme et helléniser la totalité du royaume au IIe siècle avant J.-C. Après trois ans de combat et la restauration du temple de Jérusalem profané, on découvrit une fiole d’huile servant à alimenter la menora (chandelier) qui, au lieu de ne brûler qu’une seule journée se consuma pendant huit jours. Les sages instituèrent alors la fête de la Hanoucca qui dépasse la simple commémoration d’une victoire mais souligne plutôt le risque de l’assimilation qui menace régulièrement l’identité juive.

 
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