14 février : la Saint-Valentin, fête mondialisée

 

En Chine, les jeunes générations ont largement adopté cette fête qui éclipse aujourd’hui la traditionnelle Qīxī qui tombera le 7 août. Mais, elle n’est pas fêtée partout. Dans le monde musulman, cette fête, jugée décadente, est plutôt mal vue, voire quasiment prohibée dans les pays les plus radicaux. En Arabie saoudite, la police religieuse pourchasse toute décoration rouge dans les vitrines de magasins, les emballages cadeaux à motifs de cœurs sont interdits. Pas question, aujourd’hui, pour les fleuristes de vendre des roses rouges. Du coup, elles se négocient sous le manteau quatre ou cinq fois leur prix. En Iran, la vente de tout ce qui à trait à la Saint-Valentin est interdite depuis 2011. Pour la jeunesse des classes moyennes et aisées, la journée est l’occasion de sortir en couple, de préférence dans des soirées privées, car ni les bars ni les boites de nuit ne sont mixtes en Iran. 

En revanche, la Saint-Valentin est de retour à Mossoul. Interdite durant l’occupation de la ville par le groupe État islamique (EI), la fête des amoureux a pris possession, des rues de Mossoul, l’ex-capitale irakienne de l’organisation djihadiste.

En Occident, cette fête des amoureux fait un peu ringarde, elle n’est plus guère fêtée aujourd’hui. Au Japon, au contraire, elle connaît un grand succès. Ce jour-là, ce sont les femmes qui offrent des chocolats aux hommes, giri-choco pour les amis ou les collègues de travail, honmei-choco pour leur amoureux, assortis parfois d’un cadeau plus personnel comme une cravate. Le 14 mars, Jour blanc, les hommes feront un cadeau en retour à leur dulcinée. 

 
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