12 avril : la Journée mondiale pour la réduction des dépenses militaires

 

Cette journée semble aujourd’hui en décalage total avec l’actualité internationale, pourtant il faudra bien un jour prévoir l’après-guerre, quand Poutine, Netanyahou et Trump seront poursuivis en justice internationale et repenser un autre monde…

La Journée mondiale de la réduction des dépenses militaires (Global Day of Action on Military Spending) ou GDAMS a été lancée en 2011 à l’initiative du Bureau international pour la paix ( International Peace Bureau) avec le soutien de nombreux réseaux pacifistes et ONG internationales, notamment l’Institute for Policy Studies (IPS), un Think tank américain (héritier de la gauche pacifiste des années 1970-80).

Le 12 avril 2011, la première Journée mondiale d’action pour la réduction des dépenses militaires avait été célébrée dans plus de 35 pays par diverses manifestations : à Washington devant la Maison Blanche, à New York devant l’ONU, à Genève, à Kampala, Dacca, Séoul, etc. Cette Journée coïncide avec la publication du rapport annuel du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute.) sur les dépenses militaires mondiales.

Cette préoccupation pacifiste est très ancienne. Le Bureau international pour la paix (IBP) a été fondé en 1891 à Berne, à la suite du Troisième Congrès universel pour la paix, qui s’est tenu à Rome cette année-là, mais le militantisme pacifiste remonterait à 1815. En 1910, l’IBP a reçu le prix Nobel de la paix. Mais, son action n’a pas empêché deux guerres mondiales. L’ONU en a fait un organisme consultatif. L’IBP a aujourd’hui son siège à Berlin.

La Campagne mondiale sur les dépenses militaires (GCOMS) est gérée depuis le bureau décentralisé de l'IPB à Barcelone, en Espagne, en coordination avecleCentre Delàs d'Estudis de la Pau. Plus de 100 organisations de 35 pays ont rejoint la campagne.

Cette journée mondiale pour la réduction des dépenses militaires reçoit quelques échos en Espagne, dans le monde anglo-saxon, en Allemagne… très peu en France, deuxième exportateur d’armement (10% du marché mondial) après les États-Unis et devant la Russie.

Pour son programme de « paix par la force » de Donald Trump réclame au Congrès, pour le budget 2027, une augmentation de 42 % des dépenses de défense déjà colossales des États-Unis, ce qui le porterait à 1500 milliards de dollars et nécessiterait des coupes colossales dans la santé, l'éducation et les énergies propres… si toutefois, par malheur, il conservait une majorité « midterms », prévues au mois de novembre.

Cette Journée mondiale pour la réduction des dépenses militaires (GDAMS) qui est marquée chaque année à la mi-avril ne doit pas être confondue avec Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération, créée par l’ONU, célébrée le 5 mars, ni avec la Semaine internationale du désarmement, à partir du 24 octobre (date anniversaire de la fondation des Nations Unies).

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 12 avril 2026

 
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