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2 juin : la fête nationale de l'Italie
 

La date correspond à l’abandon de la monarchie, compromise dans le fascisme, pour un système républicain. Le référendum des 2 et 3 juin 1946 avait divisé l’Italie, le Sud étant resté fidèle à la monarchie, alors que le nord optait franchement pour la république. Mais la famille de Savoie, exilée jusqu’en 2003, n’a aujourd’hui quasiment plus de partisans, la république est acceptée de tous, même si tous voudraient la réformer.

La journée est marquée par le dépôt d’une couronne de laurier sur la tombe du soldat inconnu et un défilé militaire via dei Fori Imperiali, à Rome. Depuis 2006, celui-ci a pris des dimensions plus réduites pour des questions budgétaires, plus de chevaux d’apparat, ni du fameux survol de la ville par les forces aériennes, repoussé à des temps meilleurs. Au Quirinale le président de la République donne une fête où sont servis des « produits de la liberté », c’est à dire cultivés sur des terres confisquées à la mafia. Dans chaque village d’Italie, on procède à un lever de drapeau.

Depuis 2001, la Festa della Repubblica du 2 juin, un temps reportée au dimanche le plus proche, a été rétablie et est devenue fériée.

 
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28 avril : pèlerinage fasciste à Predappio
 

C'est l'anniversaire de l'exécution de Mussolini, en 1945. Les nostalgique affluent en masse chaque année devant la maison natale de Mussolini ou dans a crypte où repose le corps du dictateur italien. Ces deux lieux sont les étapes obligatoires du pèlerinage des néofascistes en chemise noire. Le maire de la ville, qui est un fief de la gauche, est en train de faire construire un musée dans sa commune pour montrer aux visiteurs le vrai visage du fascisme pour ne pas laisser le terrain aux nostalgiques du régime. Ce musée du fascisme sera le premier du genre en Italie. Le lieu choisi est on ne peut plus symbolique : un grand bâtiment de 2000 m² qui abritait le siège du parti de Benito Mussolini à Predappio. Une ville nouvelle édifiée sur ordre du dictateur dans les années 1920, autour de sa maison natale.

Il y a 100 ans, le 23 mars 1919 à Milan, Mussolini, alors militant socialiste en rupture de ban, a réunissait une centaine de syndicalistes révolutionnaires et d'anciens combattants pour créer les "Faisceaux italiens de combat", autour d'un programme à la fois social et nationaliste. Avec la chemise noire et la tête de mort comme signe de reconnaissance, les Faiscaux (fasci en italien) ont été au cœur de la création de Parti national fasciste en 1921 puis de la Marche sur Rome qui a porté Mussolini au pouvoir en 1922.

Aujourd’hui CasaPound, la formation qui réuni les nostalgiques du fascisme est en plein essor, encouragée par la popularité de Matteo Salvini, le leader d’extrême droite qui a pris l'ascendant sur la droite classique et qui fait figure de chef du gouvernement italien.

En fait, ce pèlerinage fasciste se produit trois fois par an, pour la commémoration de la naissance (29 juillet) et de la mort de Mussolini (28 avril), ainsi que pour l'anniversaire de la Marche sur Rome (28 octobre).

 
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25 avril : les Italiens célèbrent la libération
 

La commémoration du 25 avril est sujette à débat. Depuis quelques années, elle fait l’objet d’attaques de la part de la droite et de l’extrême droite qui y voient un clivage inutile. Aujourd’hui, à Milan, aura lieu un grand défilé allant de la porta Venezia à  la piazza Duomo. Toutes les villes du nord de l’Italie font de même.

Le 25 avril 1945, la résistance lançait une offensive générale qui permit de libérer Milan et Turin, de l’occupant nazi et du contrôle de ses alliés fascistes, alors que les forces alliées avançaient dans la plaine du Pô. L’Italie étaient réunifiée. Depuis la chute du régime de Mussolini, le 25 juillet 1943, l’Italie était coupée en deux : un régime sous tutelle anglo-américaine au Sud ; une république fantoche repliée sur la localité de Salò et dirigée par les fascistes les plus radicaux  rassemblée autour du Duce, mais sous la tutelle de l’Allemagne nazie qui avait envahi le nord de l’Italie. Le 25 avril est fêté comme une libération à la fois du fascisme et du nazisme par toute l’Italie.

À Rome le Président vient déposer une gerbe sur le monument du soldat inconnu. Mais certains voudrait effacer ce souvenir qui à leurs yeux valorise trop le combat de la gauche contre le fascisme, pour le remplacer par une commémoration du 18 avril 1948, premier scrutin démocratique de l’Italie (et surtout la victoire électorale de la Démocratie chrétienne face à la gauche).

 
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17 janvier : les animaux s'invitent à l'église pour la Saint-Antoine
 

Animaux de la ferme, chiens, chats, oiseaux, poissons rouges… c’est un peu l’arche de Noé qui se presse ce matin sur le parvis de l’église Sant’ Eusebio de Rome pour y être bénie chaque 17 janvier, une fois la messe terminée. En ce jour de la Saint-Antoine, les chevaux des carabiniers ainsi que les chiens de la Protection civile assistent aussi à la cérémonie qui se termine par une procession. 

Depuis quelques années, le Vatican organise une cérémonie concurrente  une bénédictions des animaux sur la place Pie XII, après un défilé Via della Conciliazione organisé par l’Association italienne des éleveurs qui en profite pour faire connaitre ses produits.

Antoine le Grand est aussi le fondateur de l’érémitisme qu’il pratiqua en passant sa vie dans le désert égyptien, à proximité de la mer rouge. L’ordre des Antonins, corps hospitalier créé à la fin du XIe siècle, était connu pour élever des porcs utilisés pour nourrir les malades et les affamés. C’est de là que vient peut-être ce culte des animaux pratiqué le jour de sa fête. L’autre hypothèse est la découverte de sa tombe en 561 (200 ans après sa mort) grâce à deux léopards. On dit aussi que les démons qui l’assaillaient durant ses prières apparaissaient sous la forme d’animaux sauvages.

 
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