17 janvier : l’examen d’entrée à l’université des jeunes Japonais
Ils sont chaque année environ un demi-million à passer l’Examen commun d'entrée à l’université (大学入学共通テスト). C’est un vrai rite de passage pour les jeunes Japonais qui jouent leur vie sur seulement deux jours, un week-end de la mi-janvier (les 17 et 18 janvier cette année).
La société japonaise valorise énormément l’éducation. La réussite à ces tests est synonyme de reconnaissance sociale et d’opportunités professionnelles. Les meilleures universités ouvriront la voie aux entreprises les plus valorisantes, aux meilleurs salaires... Ce qui ne fait que rajouter du stress pour les lycéens dont la scolarité est rythmée par ce genre d’échéance. Pour se préparer à ces tests, de nombreux étudiants se tournent vers des écoles de soutien, appelées juku (塾).
Les matières proposées à l’examen sont le japonais ; l’histoire-géographie et instruction civique ; les mathématiques ; les sciences ; l’anglais ; une autre langue étrangère ; information (nouvelle matière depuis 2025). Tous ne passent pas toutes les matières, mais plus on en passe plus on augmente ses chances.
Ce qui devrait un peu rassurer les candidats, c’est que l’effondrement de la natalité se ressent au niveau de la génération qui passe aujourd’hui l’examen, alors que les universités proposent toujours autant de places, d’où une baisse des exigences mais aussi une baisse du niveau global des futurs étudiants. Aujourd’hui plus de la moitié d’une tranche d’âge poursuit un cursus universitaire contre un tiers à la fin du XXe siècle.
Les plus superstitieux pourront toujours se rendre au sanctuaire shintoïste le plus proche, pour y déposer un ema (絵馬), une plaquette en bois sur laquelle est formulé un vœu, comme la réussite à un examen par exemple. Les ema sont accrochés à un portique près du temple pour qu'il soit lu par les kamis (les dieux).
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 17 janvier 2026
Les documents pour passer l’examen
Les ema sur lesquels sont inscrits des vœux