Chaque jour, L’Almanach international vous propose une fête, une commémoration, une manifestation… quelque part dans le monde.
Il s’intéresse aux événements récurrents ayant un caractère politique ou identitaire se rapportant à une nation ou à un groupe humain. Il en donne la date, en décrit le déroulement et en démonte les ressorts et les impacts, en raconte l’histoire, voire la généalogie, car certains événements ou célébrations en cachent d’autres plus anciennes, consciemment ou non.
13 mai : l’archipel polynésien de Rotuma, célèbre sa colonisation par les Anglais
Rotuma Day célèbre chaque année la cession de l’île à la reine Victoria d’Angleterre, le 13 mai 1881, qui l’a rattaché à l’archipel des Fidji. Depuis cette date, le 13 mai est un jour férié. L’indépendance des Fidji n’a pas interrompu les festivités annuelles. Une occasion pour cette île pauvre et très isolée et sa population dispersée dans tout le Pacifique sud, de célébrer sa culture et sa langue en danger d’extinction.
12 janvier : le deuil interdit des Turkmènes, la mémoire effacée de la colonisation russe
C’est la mémoire d’une bataille perdue face aux Russes, un véritable désastre et car elle permit la colonisation du pays par la Russie, qu’il est aujourd’hui interdit de commémorer.
5 novembre : la mémoire de la lutte non violente des Maoris de Nouvelle-Zélande
En Nouvelle-Zélande, la tradition de la Guy Fawkes Night est en concurrence avec la mémoire maorie qui, le 5 novembre, commémore la destruction de la localité de Parihaka en 1881 par les troupes coloniales. Les Maoris militent aujourd’hui pour l’instauration, à cette date d'un jour férié, un Parihaka Day qui serait aussi une célébration de la non-violence.