29 janvier : Bear River, un massacre d'Amérindiens
Il y a 163 ans, des centaines d’Indiens Shoshone hommes, femmes et enfants se faisaient massacrer à Bear River (Idaho) par des hommes armés conduits par un officier américain et leur village entièrement brûlé. On déplora 450 morts, seuls 13 survivants ont pu témoigner de la manière dont a été exterminée leur tribu et ont pu transmettre la mémoire de ce peuple autochtone. Ce massacre est l’un des plus meurtriers de l’histoire coloniale états-unienne.
Il a fallu attendre 2008 pour que la tribu récupère la propriété du site du drame où se déroulent désormais les commémorations annuelles. Aujourd’hui, des centaines de personnes se recueillent dans le froid en bordure de la route 91. Le jour du massacre, le 29 janvier 1863, il faisait moins 30°.
Le colonel Patrick Edward Connor, après avoir entendu des accusations de mineurs selon lesquelles des indiens Shoshones leur avaient volé des biens et des animaux, avait engagé un groupe de volontaires armés et les a conduits jusqu'au village Shoshone de Bear Hunter, proche de la rivière Bear. Le colonel Connor, qui avait déjà été le témoin de disputes entre les Indiens et les Mormons, se décide à attaquer les Indiens dans leur campement d'hiver. Les hommes de Connor se sont approchés du campement indien tôt le matin. Avertis, les Indiens ont rapidement rassemblé leurs armes et la bataille a commencé. Une fois leurs munitions épuisées, les Indiens ont demandé à se rendre, mais n'ont reçu aucune réponse. La bataille s’est rapidement transformée en massacre : les soldats ont tué 450 hommes, femmes et enfants Shoshone tandis que les volontaires californiens ont subi dix-huit victimes.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 28 janvier 2026
Le bureau de poste de Preston, dans l'Idaho, abrite une fresque intitulée « La Bataille de Bear River », réalisée en 1941 par le peintre Edmond J. Fitzgerald.