11 mars : il y a 15 ans la catastrophe nucléaire de Fukushima

 

Paris accueillait hier, 10 mars 2026, la deuxième édition du Sommet international sur le nucléaire civil, organisée en coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), afin de discuter du rôle de l’atome face aux défis climatiques et énergétiques. Cette réunion intervenait l’année du 40e anniversaire de la catastrophe de Catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) et du 15e anniversaire de l’accident de l’Accident nucléaire de Fukushima (Japon), rappelant les exigences de sûreté liées à cette technologie.

Le 11 mars 2011, en effet, le Japon était secoué par un séisme de magnitude 9,1 qui a provoqué une vague gigantesque qui s’est abattue sur le littoral de la région du Tohoku (nord-est), inondant la centrale nucléaire de Fukushima, dont les cœurs de trois réacteurs entrent en fusion, provoquant la pire catastrophe nucléaire civile depuis Tchernobyl en 1986. La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est construite à environ 10 mètres au-dessus du niveau de la mer pour ses premières unités. Un mur de protection d’environ 5 à 6 mètres de hauteur, dimensionné pour les tsunamis historiques, protégeait le site. Mais le tsunami du 11 mars 2011 a atteint près de 14 à 15 mètres, submergeant largement ces défenses. La contamination de l'environnement marin induite par cet accident est considérée comme la plus grande pollution radioactive marine de l'Histoire.

Pour la quinzième année de suite, les sirènes retentissent et le Japon se tait à 14H46 locales (05H46 GMT), pour ces morts emportés par un mur d'eau qui a dépassé 30 mètres par endroits le long de la côte Pacifique. Sur les quelque 18.500 personnes tuées, les corps de près de 2.600 n'ont pas été retrouvés, ce qui a empêché leurs familles de faire sereinement leur deuil. Plus de 3.000 autres sont mortes ensuite des conséquences de ce drame, à cause d'une dégradation de leurs conditions de vie.

Une cérémonie se tient également à Tokyo en présence du couple impérial, de la Première ministre et de représentants de toutes les régions meurtries.

Dans la zone toute proche de la tristement célèbre centrale de Fukushima Daiichi, un  musée mémorial du Grand tremblement de terre de l’Est du Japon et de l’accident nucléaire de Fukushima (東日本大震災・原子力災害伝承館) a ouvert ses portes en septembre 2020 dans la ville de Futaba. La visite est poignante, l’objectif des lieux étant de transmettre aux générations futures les leçons tirées de la catastrophe de 2011.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 11 mars 2026

L'extérieur du bâtiment du réacteur n° 3 de Fukushima après l'explosion

 
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