L’Almanach international

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1863, Inde, Kerala, 28 août Bruno Teissier 1863, Inde, Kerala, 28 août Bruno Teissier

28 août : l'anniversaire de Mahatma Ayyankali au Kerala

C’est l'anniversaire du Mahatma Ayyaankali, un célèbre réformateur social qui s'est battu pour les droits des intouchables dans l'État princier de Travancore au XIXe siècle.

 

Ayyankali Jayanti est un jour férié de l'État indien du Kerala. Le 28 août. est l'anniversaire du Mahatma Ayyaankali, un célèbre réformateur social qui s'est battu pour les droits des intouchables dans l'État princier de Travancore.

Mahatma Ayyankali est né le 28 août 1863 dans l'État princier de Travancore, qui couvrait des parties du Kerala et du Tamil Nadu modernes. Ses parents appartiennent à la communauté Pulayar, considérée comme intouchable dans le système des castes indien. Ils étaient relativement aisés car ils possédaient des terres, mais ils étaient toujours intouchables.

Ayyankali s’est battu pour obtenir la liberté de circulation des intouchables – ce qu’ils obtiendront en 1900 seulement – Il s’est aussi mobilisé pour que tous les enfants, y compris les filles, puissent fréquenter les écoles.

Mahatma Ayyankali est considéré comme l'un des réformateurs sociaux les plus influents du Kerala, c'est pourquoi son anniversaire a été déclaré jour férié. Le 28 août, les responsables du Kerala et les descendants du Mahatma participent à une cérémonie en l'honneur d'Ayyankali qui se tient à son monument de Thiruvananthapuram.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 28 août 2025

 
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1863, restauration, République dominicaine, 16 août Bruno Teissier 1863, restauration, République dominicaine, 16 août Bruno Teissier

16 août : célébration nationale en République dominicaine

Le 16 août est une fête nationale en République dominicaine, en souvenir de la restauration de son indépendance, il y a 160 ans, jour pour jour. Cette année, elle est endeuillée par une catastrophe qui a fait au moins une dizaine de morts.

 

Le 16 août est une fête nationale en République dominicaine, en souvenir de la restauration de son indépendance, il y a 160 ans, jour pour jour. C’est aussi le jour où le président dominicain prête serment tous les quatre ans. Ce sera le cas l’an prochain, le 16 août 2024.

La République dominicaine occupe la partie orientale de l’île d’Hispanolia, qu’elle partage avec Haïti, cette première république noire qui s’était libéré en 1804, le 1er janvier. La République dominicaine avait proclamé son indépendance d'Haïti en 1844, au grand dam de cette dernière. Les Haïtiens prétendaient, en effet, que depuis le traité de Bâle en 1795, l'île était une et indivisible et s'opposaient donc à l'indépendance du territoire qu'ils avaient toujours revendiqué et gouverné de1822 à 1844. Mais cette première république proclamée le 27 février 1844, basée sur Saint-Domingue a subi les assauts de l’Espagne qui qui a tenté, à partir de 1861, de recoloniser cette partie de l’île. Cette mainmise de Madrid a été largement rejetée par la population locale, ce qui a finalement conduit à une guérilla contre les autorités coloniales.

Le 16 août 1863, un nouveau groupe de 14 hommes sous la direction de Santiago Rodríguez fait un raid audacieux sur la colline de Capotillo (Dajabón) et hisse le drapeau dominicain. Cette action, connue sous le nom de Grito de Capotillo, a marqué le début de la guerre. Parmi les membres figuraient Benito Monción, Juan Antonio Polanco (frère aîné du général Gaspar Polanco) et Pedro Antonio Pimentel, entre autres. Le guerrier expérimenté Gaspar Polanco se tient cette fois à leurs côtés et arrive avec eux aux abords de la ville de Santiago, assiégée par des milliers d'hommes.

Le président de la République dominicaine, Luis Abinader , ne parlera plus au pays ce 16 août, Jour de la restauration (Día de la Restauración), comme prévu dans la province de Pedernales. Il a participé à une messe à la cathédrale Nuestra Señora de la Consolación , à San Cristóbal, ce mercredi en mémoire des victimes de l'explosion d'hier dans une entreprise située avenue Padre Ayala a fait 10 morts et 11 personnes portées disparues. En outre, 59 autres personnes ont été blessées. La catastrophe a touché plus d'une dizaine de véhicules, ainsi que différents bâtiments, qui ont été détruits. Cette année, elle endeuille les célébrations du 16 août.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 15 août 2023

 

Une journée de ferveur patriotique

Le monument à la Restauration, Cerro de Capotillo, Dajabón.

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1863, États-Unis, Abolition de l'esclavage, 8 août Bruno Teissier 1863, États-Unis, Abolition de l'esclavage, 8 août Bruno Teissier

8 août : fête afro-Américaine au Kentucky et au Tennessee

En 2021, Emancipation Day, le 17 juin, a été déclarée fête fédérale. Certains États ou comtés avaient déjà une célébration locale rappelant la libération des esclaves et l’ont conservé. C’est le cas de l'est du Tennessee et l'ouest du Kentucky qui ont choisi le 8 août.

 

En 2021, Emancipation Day, le 19 juin,  a été déclarée fête fédérale. Mais, certains États ou comtés avaient déjà une célébration locale rappelant la libération des esclaves et l’ont conservé. C’est le cas de l'est du Tennessee et l'ouest du Kentucky qui ont choisi le 8 août parce qu'Andrew Jackson, alors gouverneur militaire du Tennessee et futur vice-président puis président des États-Unis, a libéré ses esclaves ce jour-là en 1863.

Bien que la carrière politique de Johnson ait débuté dans l'État du sud du Tennessee, il s'est aligné sur l'Union et n'a pas soutenu la sécession des États du Sud et la formation des États confédérés d'Amérique. Le 8 août 1863, Johnson a  libéré ses esclaves, lesquels ont préféré rester à son service en tant que serviteurs rémunérés. Cette célébration remonte à 1871, soit  six ans à peine après la fin de la guerre civile. Le principal initiateur de cette fête était Sam Johnson, l'un des anciens esclaves d'Andrew Johnson. La tradition a ensuite été reprise par certaines communautés de l'ouest du Kentucky voisin. Ce n’est pas un jour férié officiel, mais il est encore observé localement chaque 8 août, par de nombreux Afro-Américains au titre d’Emancipation Day en organisant une parade.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 8 août 2024

 
La parade d’Emancipation Day au début du XXe siècle

La parade d’Emancipation Day au début du XXe siècle

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1er juillet : les anciennes colonies hollandaises des Antilles célèbrent l’abolition de l’esclavage

Le 1er juillet 1863, le royaume des Pays-Bas a aboli l’esclavage dans certaines ex-colonies des Antilles néerlandaises.

 

C’est le 1er juillet 1863 que le Royaume des Pays-Bas ont aboli l’esclavage dans leurs colonies des Antilles. À cette époque, plus de 45 000 esclaves originairement africains ont été libérés, dont 34 441 étaient des esclaves au Suriname. Les propriétaires d'esclaves ont été indemnisés avec 300 florins pour chaque esclave, mais les personnes libérées elles-mêmes n'ont rien reçu et ont été obligées, au Suriname, de continuer à faire le travail sur une base contractuelle pendant encore dix ans.

Au Surinam, cette fête est appelée Ketikoti (chaînes brisées). Le Ketikoti est une fête pour tous les habitants, pas seulement pour les descendants des esclaves. Les festivités comprennent Bigi Spikri ("Grand Miroir"), un défilé coloré en tenue festive et souvent traditionnelle, les femmes portant souvent de petits parapluies blancs avec elles. Des maisons et clôtures sont traditionnellement décorées ce jour-là avec des branches de l' arbre de juillet en fleurs (le flamboyant).

Depuis 2000, le Ketikoti est également célébré aux Pays-Bas. Un monument national a été inauguré en 2002. Le 1er juillet 2021, le maire d’Amsterdam a présenté les excuses de ses concitoyens à la communauté noire. Depuis, il appelle le gouvernement à instaurer le 1er juillet comme jour férié.

Depuis peu, les îles des Antilles : Saba, Saint-Eustache (Sint Eustatius) et Saint-Martin (Sint Maarten) célèbrent aussi le Jour de l’émancipation (Emancipatiedag). À Saba, il a été fêté pour la première fois en 2021. À Saint-Eustache, il a fallu attendre 2022 pour que le 1er juillet devienne un jour férié et chômé.

La date du 1er juillet 1863 ne concerne que les Antilles (et encore, certaines îles comme Curaçao célèbre une autre date). En Asie (dans les Indes néerlandaise) l’abolition a eu lieu en 1860 dans certaines zones, mais seulement en 1910-1914 dans d’autres îles.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 30 juin 2024

 
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1863, Mexique, France, 30 avril Bruno Teissier 1863, Mexique, France, 30 avril Bruno Teissier

30 avril : le jour de Camerone des légionnaires français

Le Jour de Camerone est célébré le 30 avril de chaque année au Mexique et, par la Légion étrangère, en France. Il commémore l'une des batailles les plus célèbres de la Seconde Guerre franco-mexicaine, le 30 avril 1863.

 

Le Jour de Camerone (día de Camarón) est célébré le 30 avril de chaque année au Mexique et en France, par la Légion étrangère. Il commémore une bataille mythique de la Seconde Guerre franco-mexicaine, lors de laquelle une petite patrouille d'infanterie de la Légion étrangère française a refusé de se rendre aux forces ennemies bien supérieures en nombre.

En France , la fête de Camerone est marquée par un défilé militaire et une cérémonie du souvenir au siège de la Légion à Aubagne. Lors de la célébration, la main en bois du capitaine Danjou est retirée du Musée de la mémoire de la Légion dans son étui protecteur et portée lors du défilé. Être invité à porter la main est l'un des plus grands honneurs qui puisse être accordé à un légionnaire.

La principale célébration a lieu à Aubagne, ville de Provence où est situé le siège du Commandement de la Légion étrangère. Cette année, on fête le 160e anniversaire de la bataille. Hier à 16h30, une messe du souvenir a été dite en l'église Saint-Pierre d'Auriol. Ce matin, à 7 heures, les portes du quartier Vienot s’ouvrent. 9h45, c’est la prise d’armes de Camerone. À 11h45 : aubade de la musique de la Légion étrangère. À midi, la kermesse s’ouvre au public. Le soir, à 20h, on procède à l’élection de miss képi blanc, puis débute le bal du légionnaire.

Au Mexique , le Día de Camarón est célébré sur le site de la bataille près de Camarón de Tejeda (dans l'État de Veracruz). Une cérémonie du souvenir et un défilé sont organisés sur le lieu de repos des soldats mexicains et français morts au combat. La cérémonie est suivie par des hommes politiques mexicains qui prononcent des discours, et parfois aussi par des représentants de l'armée française et des vétérans de la Légion étrangère française. Les habitants de Camarón de Tejeda organisent également une fête pour cette occasion.

La bataille de Camerone avait opposé une compagnie de la Légion étrangère aux troupes mexicaines, le 30 avril 1863, lors de l'expédition du Mexique. Soixante-cinq soldats de la Légion, assiégés dans une hacienda du petit village de Camarón de Tejeda, résistèrent durant une journée à l'assaut de 2 000 soldats et cavaliers mexicains. À 18 heures, à court de munitions, s’apprêtant à charger à la baïonnette jusqu'à une mort certaine, les trois légionnaires encore en état de combattre, commandés par le caporal Philippe Maine, se rendirent à l'ennemi à condition de garder leurs armes et de pouvoir soigner leurs blessés, notamment leur lieutenant tombé quelques minutes avant. Camerone est célébré chaque année comme un haut fait de la Légion étrangère, le 30 avril, dans toutes ses unités.

L'idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu'au sacrifice suprême. L'expression « faire Camerone » est toujours usitée dans la Légion étrangère en tant que symbole de l'esprit de sacrifice au nom de la parole donnée. En 1906, pour la première fois dans l'histoire de la Légion, le récit du combat est lu sur le front des troupes le 30 avril au poste de Ta-Lung en Indochine, par le lieutenant Marie François. Depuis, chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et par toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu le récit « officiel » du combat de Camerone. En 1954, lors du siège de Diên Biên Phu afin de respecter la tradition, le récit du combat fut lu à la radio par le lieutenant-colonel Lemeunier. (source : wikipedia)

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 29 avril 2023

 

À Aubagne, en France

À Camarón de Tejeda, au Mexique (dans l'État de Veracruz)

À Agde, en Occitanie.

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