18 février : le Nouvel an tibétain
Le Losar (བོད་ཀྱི་ལོ་གསར།), le nouvel an tibétain inaugure l’année 2153. Souvent, il coïncide avec le nouvel an chinois. Ce n’était pas le cas en 2025, année où il était tombé presqu’un mois plus tard. La date est choisie conformément à l’astrologie tibétaine. Comme en Chine, cette nouvelle année est placée sous le signe du Cheval de feu.
Avant l’invasion chinoise du Tibet, en 1950, le Losar commençait par une cérémonie rituelle matinale au monastère de Namgyal, sous la conduite du Dalaï Lama et d’autres lamas de haut rang, avec la participation de responsables gouvernementaux, pour honorer le Dharmala (protecteur du dharma) Palden Lhamo. Aujourd’hui, le Tibet étant en deuil de son indépendance, à la demande du Dalaï Lama, le Losar n’est guère fêté par la diaspora. Quant aux festivités de Lhassa, elles sont supervisées par le gouvernement chinois.
En revanche, il est célébré au Bhoutan et par certaines populations du Népal, comme les Sherpas. Les familles se préparent pour Losar quelques jours à l'avance en nettoyant soigneusement leurs maisons. Les dettes sont réglées, les querelles sont résolues, de nouveaux vêtements sont acquis. La boisson de circonstance est le chang (bière d’orge) qui est servi chaud. Parce que les mots "tête de mouton" et "début d'année" sonnent de manière similaire en tibétain, il est de coutume de façonner une tête de mouton à partir de beurre coloré comme décoration.
Les Bhoutanais célèbrent aussi la nouvelle année en visitant un monastère et en organisant des tournois de tir à l’arc et de fléchettes. Pique-nique, danses et chants occupent le reste de la journée.
S’ils ne fêtent guère le Lhosar, pour les Tibétains de Dharamsala, le 22 février, c’est le 86e anniversaire de Tenzin Gyatso en tant que Dalaï Lama. Son grand âge est une source d’inquiétude et un risque de confrontation avec les autorités chinoises.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, février 2026