17 juin : la fête nationale de l’Islande

 

Aujourd’hui, un pique-nique géant est organisé sur le site de Thingvellir, là où fut fondé au Xe siècle le premier parlement islandais, et où fut proclamé l’indépendance, le 17 juin 1944. La date n’avait pas été choisie au hasard : c’est celle de l’anniversaire de la naissance, en 1811, de Jón Sigurds­son, le chef du mouvement indépendantiste et pacifiste islandais du XIXe siècle. Ce jour de 1944, l’Islande devenait une république indépendante. Jusque-là, l’île appartenait au royaume du Danemark qui dominait le pays depuis 1380.

La fête nationale de l’Islande (Þjóðhátíðardagurinn) commence par une cérémonie patriotique, le matin, à Reykjavik, comprenant notamment un défilé dirigé par les cavaliers à cheval, suivis par la fanfare et les porte-drapeaux du mouvement scout. Le défilé part d'Austurvöllur pour rejoindre le cimetière de Suðurgata, où Þórdís Lóa Þórhallsdóttir, président du conseil municipal, dépose une couronne de fleurs sur les tombes de Jón Sigurðsson et de son épouse Ingibjörg Einarsdóttir, au nom des habitants de Reykjavík. 

Après le défilé, des discours sont prononcés en plein air, dont celui de Fjallkonan (la femme de la montagne), vêtue de Skautbúningur, qui récite un poème. Elle exprime l’esprit combatif de la nation islandaise et la dureté de la nature islandaise. Un rappel d’esprit romantique qui régnait lorsque furent faits les premiers pas vers l’indépendance.

Ensuite la fête se pousuit dans tout le pays jusque tard dans la nuit, laquelle est extrêmement courte à cette période de l’année. L’ambiance de fête foraine qui prévaut l’après-midi, avec musique et barbe à papa, se mue peu à peu en beuverie au cours de la soirée.

Un article de l'Almanach internationaldes éditions BiblioMonde, 17 juin 2024

 
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