12 juillet : l’État français reconnaissait l’innocence d’Alfred Dreyfus
Emmanuel Macron rend hommage, à Alfred Dreyfus, officier condamné à tort, parce que juif, au terme d’un procès retentissant à la fin du XIXe siècle. Ce procès avait alors divisé la France en deux camps, esquissant ce que seront, au XXe siècle, la droite et la gauche. Le chef de l'État préside à 12h30 à Paris la première Journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus, 120 ans jour pour jour après la décision de la Cour de cassation du 12 juillet 1906. La cérémonie, qui aura lieu chaque 12 juillet, se déroule tout près de la Cour, sur l'île de la Cité, en présence des descendants d'Alfred Dreyfus, de représentants de l’État et d'élus.
Ce même jour, Emmanuel Grégoire, Maire de Paris, inaugure le nouvel emplacement de la statue Hommage au capitaine Dreyfus (œuvre de l’artiste Louis Mitelberg dit Tim), désormais installée devant la Cour de cassation à l'initiative de la Ville de Paris. Charles Dreyfus, 98 ans, petit-fils et dernière personne vivante à avoir connu Alfred Dreyfus, décédé en 1935, participe à cet hommage.
En décembre 1894 le capitaine Alfred Dreyfus est jugé pour haute trahison et condamné à la dégradation militaire et à la déportation perpétuelle. Un combat qui dura plus de 12 ans sur fond d’antisémitisme et de conspiration politico-militaire, avait finalement abouti à la réhabilitation d’Alfred Dreyfus, après deux procès et un emprisonnement puis plus de quatre années de bagne sur l’île du Diable, en Guyane.
Cette journée de commémoration a été instaurée en 2026 à la demande du président Macron. Elle est aussi dédiée aux « dreyfusards », « tous ceux qui ont œuvré pour la reconnaissance de son innocence », de Bernard Lazare au colonel Marie-Georges Picquart, Émile Zola et Anatole France. Le 12-Juillet a aussi vocation a être décliné en province.
Un article de l’Almanach international des éditions BiblioMonde, 12 juillet 2026
Alfred Dreyfus