23 janvier : les 300 ans du Liechtenstein

 

La principauté du Liechtenstein fête aujourd’hui ses 300 ans d'existence. Des réjouissances sont prévues jusqu'en automne.

Le 23 janvier 1719, l'empereur romain-germanique Charles VI élevait la petite monarchie alpine au rang de principauté. Depuis, l'ancien comté de Vaduz et la souveraineté de Schellenberg réunis figurent sur les cartes de l'Europe sous le nom de Liechtenstein, du nom la dynastie qui y règne. Ce petit État n’est toutefois devenu indépendant qu’en 1806 grâce à Napoléon, lorsque l'empereur envahit et dissout le Saint-Empire, libérant le Liechtenstein de la tutelle des Habsbourg.

L’événement est d’importance dans cette discrète et curieuse principauté où le catholicisme est religion d’État, où les femmes ne votent que depuis… 1984, et sont d’ailleurs écartées du trône. Le prince du Liechtenstein est le seul monarque européen a disposer un réel pour voir puisqu’il  doit approuver les lois et peut ne pas le faire. Même si, depuis 2013, a été introduit un pouvoir de révocation du prince, très théorique, la principauté du Liechtenstein conserve un régime semi autocratique. La fortune de la maison princière est l’une des plus riches d’Europe. Elle comporte une riche collection d’œuvres d’art (estimée à plus de 1 milliard), deux palais à Vienne, un groupe de semences aux Etats-Unis. C’est aussi l’un des plus grands propriétaires terriens en Autriche. Mais la principale source de revenue de la famille est la banque LGT (206 milliards de francs d’actifs sous gestion) dont elle est propriétaire. La maison princière ne paie bien sûr pas d’impôt.

On s’en doute, le petit pays de 38000 hab. est très prospère, son PIB par habitant est le double de celui de la Suisse, les impôts sont très faibles, en particulier pour les entreprises. Pas étonnant, car le pays vit largement aux crochets de ses voisins et de l’Europe en général. Le Liechtenstein, n’a en effet ni aéroport ni gare ferroviaire ni université… ni même de maternité ! Tous ces services leurs sont accessibles dans les pays voisins sans avoir eu besoin d’en faire l’investissement ni de les entretenir. Le Liechtenstein vit également de son statut de paradis fiscal, même si la principauté accepte depuis peu, sous la pression de Bruxelles, d’échanger des informations d’ordres financiers.

La fortune de la maison princière est l’une des plus importantes d’Europe. Elle comporte une riche collection d’œuvres d’art (estimée à plus de 1 milliard), deux palais à Vienne, la banque LGT (206 milliards de francs d’actifs sous gestion), un groupe de semences aux Etats-Unis. C’est aussi l’un des plus grands propriétaires terriens en Autriche. La maison princière est libérée de l’impôt mais supporte les coûts de la monarchie.

Ce 23 janvier, une marche commémorative rassemblant plusieurs centaines de personnes, de l'ensemble des onze communes, va cheminer de de Vaduz, la capitale à «Scheidgraben» à Schaan, qui relie les deux parties du pays nommées Unterland et Oberland, symbolisant l’union du pays. Dans la soirée, une cérémonie accueillera à Shaan la population et des représentants politiques. Le prince régnant Hans-Adam II et le prince héritier Aloïs seront de la partie, de même que le président du gouvernement Adrian Hasler et celui du parlement Albert Frick. Des invités étrangers sont conviés, comme le président de la Confédération Ueli Maurer, le chef de l'Etat autrichien Alexander Van der Bellen et le président allemand Frank-Walter Steinmeier.

 
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