4 avril : Journée de sensibilisation aux méfaits des mines antipersonnel
Une Journée de sensibilisation aux méfaits des mines antipersonnel, fixée le 4 avril, a été instaurée par l’ONU en 2005. Elle s’appuie sur la Convention d’Ottawa (adoptée en 1997 et interdisant les mines antipersonnel), complétée par la Convention d’Oslo (adoptée en 2008 et interdisant les armes à sous-munitions) dont l’objectif est un monde libre de toute mine en 2015.
On en est loin et parmi les quelque 160 signataires de la Convention, quelques pays ont fait défection en 2025 : les républiques baltes, la Finlande, suivis de la Pologne et de l’Ukraine. Autant de pays qui vivent sous la menace de la Russie, un pays non-signataire et qui n’a jamais cessé à en faire usage. C’est aussi le cas des États-Unis, d’Israël, de l’Iran, de la Chine, de l’Inde, du Pakistan et quelques autres. En effet, ce qui a enlevé de la force à cette convention, pourtant adoptée et respectée par une très large majorité d’États, c’est que les pays les moins respectueux du droit international n’y ont jamais adhéré. Ces États voyous pour qui la guerre tient lieu de diplomatie, ont tué une belle promesse, celle d’épargner les populations civiles des conflits actuels.
Dans le cadre d’un conflit, les APL (mine antipersonnel) sont conçus pour blesser et mutiler, et non pour tuer, leurs victimes afin de submerger la logistique médicale du pays adverse.
Sur la longue durée, les mines et les restes explosifs de guerre, par le risque qu’ils représentent, constituent un réel obstacle au retour des populations vulnérables déplacées et réfugiées et à la reconstruction des pays ayant traversé un conflit. Cela est sensible, en particulier dans les zones où s’est déroulée durant plusieurs années la lutte contre Daech. Aujourd’hui encore, la Syrie compte plusieurs millions de déplacés internes, l’Irak également. Mais d’autres pays sont concernés par la problématique des mines comme la Colombie, la Libye, le Liban, la Palestine ainsi que plusieurs pays d’Afrique (Bénin, Sénégal, Mauritanie, Guinée, Soudan…).
Depuis près de 30 ans, le Service de lutte antimines de l’ONU (UNMAS) concentre son action sur les besoins des populations affectées, avec une attention particulière sur les menaces posées par les engins explosifs pour les civils, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 3 avril 2026