Articles dans Indépendance
29 janvier : Thomas Paine, révolutionnaire et homme de bon sens
 

Chaque année, le 29 janvier les milieux libres penseurs américains célèbrent Thomas Paine, le jour de son anniversaire. Il est né en 1837 en Angleterre, mais Benjamin Franklin le fait venir en Amérique, où il arrive en en 1774. Le 10 janvier 1776, il publie Common Sense (“Sens commun”) rien à voir avec le mouvement utra conservateur français , ce pamphlet républicain qui promeut l’indépendance de l’Amérique connaît un succès immédiat. D’éditions en éditions, il dépassera les 500 000 exemplaires. Il inspirera George Washington et participera à la création des État-Unis. Aujourd’hui, l’Amérique de Trump ne cultive guère l’héritage d’un penseur qui dès 1775 demandait l’abolition de l’esclavage, prenait position contre les religions, prônait l’éducation publique et gratuite et réfléchissait à un revenu minimum universel. Le personnage n’est pas en phase avec l’Amérique de son époque ni avec celle du moment, hormis dans quelques cercles intellectuels.

L'Association historique nationale Thomas Paine, à New Rochelle, dans l'État de New York, lui rend hommage en déposant une gerbe sur son monument au Thomas Paine Memorial Museum, qui abrite certaines de ses lettres et effets personnels. Le musée est situé sur les anciennes terres agricoles où il s’était un temps retiré. Dimanche prochain des conférences seront données pour cultiver sa mémoire et essayer de promouvoir une Journée du bon sens (Common Sense Day) qui a encore peu d’échos.

Les Français seraient également bien inspirés de se souvenir de ce personnage qui fut une figure de la Révolution française. Réfugié en France car les Anglais le considéraient comme un traitre, il a été naturalisé français et fut élu député du Pas de Calais en 1792. Il habitait à Paris, au 10 rue de l’Odéon. On lui doit un traité sur les droits de homme et un plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine de mort. Plutôt que d’exécuter Louis XVI, il a avait proposé d’exiler le roi déchu en Amérique. Ses positions lui valurent la prison sous la terreur. S’il échappa à la guillotine, c’est grâce à l’intervention de l’ambassadeur des États-Unis à Paris. Il est ensuite un des rares députés à critiquer le caractère autoritaire du Directoire. L’arrivée de Napoléon au pouvoir le convaincra de quitter la France pour se retirer en Amérique où ses positions de libre penseur vont le marginaliser. Il est mort en 1809 à 1809, à Greenwich Village, New York. Il habitait au 59 Grove street.

Les Anglais ne l’ont pas totalement oublié, la ville de ses origines, Lewes, dans le Sussex, lui consacre une semaine de festivités chaque début juillet.

 
28 janvier : Cuba fête l’anniversaire de son héros national
 

Il ne s’agit pas de Fidel Castro ni même de Che Guevara, mais de José Marti, un poète qui a lutté toute sa vie pour l’indépendance de Cuba. Mort lors de la bataille de Dos Rio, tué par les les Espagnols le 19 mai 1895, José Marti fait figure de héros de l’indépendance, son nom figure partout à Cuba. Chaque localité possède une statue ou au moins un buste du grand homme, il est célébré chaque 28 janvier par des cérémonies conclues par 21 salves de canon, tirées simultanément de la forteresse de San Carlos de la Cabaña, à La Havane. 

Le culte du fondateur du parti révolutionnaire cubain dont se réclamait Fidel Castro, ne faiblit pas. L’année dernière, pour son 165e anniversaire, la ville de New York a offert à La Havane une réplique de la statue de José Martí qui  avait été érigée en 1965 dans le sud de Central Park, face au Ritz. dans le sud de Central Park, face au Ritz. En 2018, aucun représentant du gouvernement américain n’était présent, il en sera de même en 2019. L’administration Trump a début novembre la mise en place de nouvelles sanctions contre l’île, et réinstauré des mesures en vigueur durant plusieurs décennies et qui avaient été en partie rettoquées par son prédécesseur.

Ce même jour, une gerbe de fleurs est déposée au nom du général d’armée Raul Castro Ruz dans le mausolée qui contient les restes de José Marti (1853-1895), au cimetière de Santa Ifigenia.

José Marti est mort au combat en 1895. Finalement les Espagnols ont été chassés trois ans plus tard, en 1898, remplacés par… les États-uniens.

 
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30 décembre : le jour de Rizal aux Philippines
 

La journée est fériée et chômée aux Philippines, en l’honneur d’un jeune homme exécuté par les Espagnols en… 1896. Il s’agit de José Rizal, son nom est partout dans le pays : université, rues, parcs… son effigie orne les billets de banque et les pièces de monnaies. Jeune médecins, il est mort à 35 ans, mais il a eu le temps de fonder des hôpitaux et des écoles, de parcourir le monde, d’apprendre une vingtaine de langues, dont le français, d’écrire plusieurs romans, notamment pour dénoncer la tyrannie de l’occupation espagnole depuis trois siècles et demi. Ce n’est pas un révolutionnaire, mais les Espagnols, en le fusillant l’ont traité comme tel. De son vivant, son nom était brandit comme un emblème de la révolte. Après sa mort, il sera considéré comme un héros national. La résistance aux Espagnols va s’amplifier jusqu’à qu’ils soient chassés l’archipel en 1898, avec l’aides des États-Unis, qui en profiteront pour imposer leur administration sur le pays jusqu’en… 1946. Les Américains ont encouragé le culte de ce héros national de peur de voir en émerger d’autres, plus radicaux.

 
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6 décembre : fête nationale de la Finlande
 

Ce jour de fête en Finlande célèbre l'émancipation du pays. Le 6 décembre 1917, à la faveur de la révolution russe, les Finlandais se libéraient de la tutelle de l'empire des tsars. Pour la première fois de son histoire, la Finlande devenait un État.

Ce soir, avant de s'installer devant son poste de télévision pour assister en direct à la soirée de gala donné par le président de la république, chaque famille va déposer deux bougies sur le rebord de sa fenêtre.

À Helsinki, le défilé étudiant traditionnel se terminera à la place du Sénat dans le centre d' Helsinki.  De nombreux chœurs d'église interpréteront l'hymne national, Finlandia, composé par  Jean Sibelius.

Après avoir été suédoise pendant six siècles, jusqu'en 1809, puis Grand-Duché russe jusqu'en 1917, la Finlande n'a acquis son indépendance qu'à la fin de la Première Guerre mondiale, après la chute de l'empire tsariste russe. La future URSS a reconnu son indépendance en 1918.

 
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29 novembre : fête de l'unité au Vanuatu
 

À Port-Vila, capitale du Vanuatu, des délégations de tous les peuples de l'archipel viennent se produisent pour des spectacles de danse en costume traditionnels. Pour ce jour de l'Unité nationale, des compétitions sportives sont également organisés. Il est aussi demandé aux représentants des différentes églises des prières pour maintenir la bonne entente dans un pays où l'on parle pas moins d'une bonne centaine de langues, réparties sur 83 îles. Il y a 41 ans, le 29 novembre 1977, de violents affrontements intercommunautaires avaient fait de nombreux mort. Les festivités organisées aujourd'hui ont pour but d'exorciser ce mauvais souvenir. 

 
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18 novembre : le Maroc célèbre son indépendance
 

En fait, la date de cette fête nationale correspond au retour triomphal du sultan Sidi Mohamed ben Youssef, le 16 novembre 1955 et à sa proclamation de l’indépendance, deux jour plus tard. Les Français l’avaient déposé en 1953 et exilé à Madagascar. Face au mécontentement de la population, Paris l’avait autorisé à revenir et rétabli dans ses droits. L’indépendance du Maroc ne sera cependant accepté par la France et internationalement reconnue qu’en 1956, le 2 mars. L’année suivante, le sultan prendra le titre de roi sous le nom de Mohamed V.

 
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