26 septembre : le Tadjikistan célèbre son parlement
La journée du 26 septembre est fériée au Tadjikistan. Ce jour férié a été créé pour honorer le parlement du pays, l’Assemblée suprême de la République du Tadjikistan (Majlisi Oli ou Маҷлиси Олии)
Le Tadjikistan a obtenu son indépendance de l'Union soviétique en 1991. Le Soviet suprême n’a pas été dissous et a continué à exercer les fonctions d'organe législatif du Tadjikistan jusqu'en décembre 1994, car le pays était plongé dans une guerre civile.
En 1995, un nouveau parlement, le Majlisi Oli (Assemblée suprême), a finalement été établi. d’abord monocaméral, il est devenu bicaméral en 1999. La chambre haute est l'Assemblée nationale ( Majlisi Milli ) et la chambre basse, l'Assemblée des représentants (Majlisi Namoyandagon).
Malgré l’existence de ces institutions, il n’y a, au Tadjikistan, aucun système parlementaire et encore moins de démocratie. Le pays est dirigé d’une main de fer par le président Emomali Rahmon, au pouvoir depuis 1994. Il y a bien des élections législatives mais elles ne sont ni libres ni équitables. Si bien que les partis politiques d’opposition : le Parti démocrate, le Parti de la renaissance islamique et le Parti social-démocrate ont boycotté les dernières législatives.
Le parti du Président, le Parti démocratique populaire du Tadjikistan (Ҳизби халқии демократии Тоҷикистон) occupe 49 sièges sur 63. Les autres n’ont qu’à bien se tenir. Le président de l’assemblée n’est autre que Rustam Emomali, le fils du président, qui est aussi le maire de la capitale Douchambé. L’opposition politique est réprimée, les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont généralisées… En vérité, il n’y a pas grand-chose à célébrer chaque 26 septembre au Tadjikistan.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 25 septembre 2026
À la tête de la capitale, Rustam Emomali, le fils du président du Tadjikistan