25 juillet : la Galice en fête pour la Saint-Jacques
 

C’est la fête régionale de la Galice (O Día Nacional de Galicia), province la plus occidentale de l’Espagne. La région commémore son autonome acquise en 1981. L’essentiel des festivités a bien sûr lieu à Santiago (Saint-Jacques) Compostela (de Compostelle) comme dans la région entière pour son célèbre pèlerinage. Le troisième de la Chrétienté, dit-on, après Rome et Jérusalem.

Les origines de cette célébration remontent en fait à novembre 1919, il y a près d’un siècle, lorsque la IIe Assemblée nationale d’Irmanade da Falla qui s’est déroulée à Saint-Jacques de Compostelle a décidé de célébrer la fête nationale de la Galice le 25 juillet dès l’année suivante.

À la fin de l’époque franquiste, la fête se terminait toujours par des heurts avec la police. Si bien que le gouvernement de La Corogne a interdit les manifestations nationalistes jusqu'en 1983, année où des centaines de manifestants ont décidé de se rassembler à Praza de Galicia, Saint-Jacques-de-Compostelle.

Quand le 25 juillet coïncide avec le dimanche, on célèbre l’Année sainte de Compostelle ou Année sainte jacobéenne (Ano Santo Xacobeo, en galicien). Dans ce cas, la concentration de pèlerins venus du monde entier, est encore plus grande. C’est ce qui se produira en 2021.

 
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24 juillet : Galungan le nouvel an balinais
 

Aujourd’hui, c’est jour férié à Bali où l’on célèbre Galungan, une fête importante du calendrier balinais qui dure 3 jours.Une fête rare car l’année balinaise comporte 210 jours, ce nouvel an n’est donc pas célébré tous les ans de notre calendrier.

On raconte sur l’île que tous les dieux y compris la divinité suprême Sanghyang Widi, descendent sur terre célébrer la création de l’univers et la victoire du bien sur le mal.  Tout est fermé à Bali, l’activité économique de l’île s’interrompt en grande partie pendant quelques jours, c’est service réduit dans les hôtels et restaurants. À cette occasion, tout le monde rentre dans son village familial pour honorer les dieux et les ancêtres qui, selon la croyance, descendent vers les temples familiaux.

La période de fête se terminera véritablement le jour de Kuningan, le 3 août prochain, également férié, mais ne dure qu'une seule journée.

 
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24 juillet : l'anniversaire de Simon Bolivar
 

Le jour est férié en Équateur, au Venezuela et en Bolivie (le pays qui porte son nom). Ce héros des indépendances sud-américaines, qui aurait 236 ans, est également fêté en Colombie où il est mort en 1830, l'année même de l'échec de son rêve d'une Amérique du sud unifiée.

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios Ponte y Blanco est né à Caracas en 1780. À son corps défendant, il a donné son nom à une révolution dite « bolivarienne » qui a totalement ruiné son pays natal. C’est le nom donné par ses partisans au mouvement de réformes et de redistribution de la rente pétrolière initié par Hugo Chávez au Venezuela après son arrivée au pouvoir. Cette appellation fait référence à Simón Bolívar et reprend certains de ses idéaux, mais elle a oublié les lois de l’économie. Faute s’avoir su investir, le Venezuela a sombré dans la pénurie et la violence.

 
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23 juillet : fête nationale de l'Égypte
 

Il y a 72 ans, le 23 juillet 1952, les officiers libres égyptiens chassaient le roi Farouk. L'année suivante, Nasser s'imposait de manière autoritaire à la tête du pays, puis Sadate... Aujourd'hui, le président Sissi se veut leur successeur direct.

Le Jour de la Révolution, la fête nationale de l’Égypte est marquée par des célébrations de grande envergure, notamment des concerts télévisés sur des thèmes fortement nationalistes et des défilés militaires. Depuis quelques années, la fête se déroule dans une ambiance hautement sécuritaire.

 
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22 juillet : mémoire du massacre d'Utøya
 

Jour de recueillement en Norvège pour commémorer les terribles attentats d'un extrémiste de droite en 2011, notamment dans l'île d'Utøya contre la jeunesse de gauche. Avec 77 morts, la petite Norvège fut bien plus terriblement touchée que les États-Unis, le 11 septembre 2001. Un carnage de masse, des victimes incarnant le multiculturalisme, un "manifeste" diffusé au moment du massacre et censé le justifier avec une idéologie qui a inspiré l’auteur de la tuerie de Christchurch, le 16 mars 2019.

Cette tuerie a a en effet engendré d’autre, pas seulement en Nouvelle Zélande : le 22 juillet 2016, cinq ans jour pour jour après Utøya, un jeune homme psychologiquement fragile, décrit comme obsédé par Breivik, avait abattu neuf personnes dans un centre commercial à Munich, avant de se suicider. On le savait déjà, le nazisme n’est pas mort avec Hitler.

 
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21 juillet : la fête nationale belge
 

Bal, défilés, discours, toutes les grandes villes mettent les petits plats dans les grands pour la fête nationale belge qui a débuté hier au soir avec le Bal national dans le quartier des Marolles, à Bruxelles. Cette journée commémore le serment prêté par le premier roi des Belges, Léopold de Saxe-Cobourg, le 18 juillet 1831. Ce serment marquait la création d’une Belgique indépendante, sous le régime d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Ce n'est qu'en 1890, sous le règne de Léopold II, que le 21 juillet est devenu la date officielle de la « fête nationale belge ». Le 21 juillet 2013 fut aussi la date choisie par le roi Albert II pour abdiquer en faveur de Philippe de Belgique. Philippe devint ainsi le deuxième roi des Belges à prêter le serment constitutionnel le jour de la Fête nationale.

À Bruxelles, Le Roi Philippe et la Reine Mathilde assisteront à 10h au traditionnel Te Deum à la cathédrale des Saints Michel et Gudule. C’est à la fête du parc (de Bruxelles) qu’aura lieu le cœur des festivités.
Du palais de justice jusqu’au Parlement, des spectacles gratuits sont partout dans la ville. L’après-midi, place à la traditionnelle parade de l'armée, de la police et des services civils, un défilé impressionnant, et clous du spectacle : les avions qui viennent saluer le roi.
La journée sera clôturée par un feu d'artifice tiré depuis le jardin du Palais des Académies à 23h. Pour y assister, le public se rassemble Place des Palais.

 
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20 juillet : le Honduras fête son héros national
 

Lempira est le premier chef indien à avoir su fédérer les différentes tribus pour lutter contre la domination espagnole. Tenant tête courageusement à l'envahisseur, il sera finalement tué à la suite d'une traitrise. C'est lui que le pays tout entier commémore chaque 20 juillet, jour supposé de sa mort, par le Día del Indio Lempira.

Lempiras (1499-1537) était un capitaine de guerre des Lenca, tribu qui a combattu les Espagnols au cours des années 1530. Dans des documents écrits datant de la conquête espagnole, il est mentionné le nom de El Lempira. Aujourd’hui, la monnaie du Honduras porte son nom, ainsi qu’un département du pays et un port : Puerto Lempira.

Aujourd'hui, dans les écoles les enfants chantent l' hymne Lempira et s'habillent avec ce qu'ils imagine être la mode indigène de l'époque.

 
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19 juillet : le Nicaragua fête sa libération dans le sang
 

Drôle de fête au Nicaragua où le Día de la Liberación Nacional célèbre le la chute de la dictature de Somoza le 19 juillet 1979 par Front national de libération sandiniste, dirigé par Daniel Ortega. Celui-là même qui, parvenu au pouvoir, fait tirer sur la foule des manifestants. Lesquels dénoncent un régime corrompu qui se rapproche dangereusement de celui de Somoza.

Aujourd’hui, le président du Nicaragua est à nouveau Daniel Ortega, le libérateur a vieilli et oublié ses idéaux de liberté. Il est flanqué de son épouse Rosario Murillo, vice-présidente. Le couple qui s'accroche au pouvoir. Des vagues de protestation, organisées depuis avril 2018, sont réprimées dans le sang.

Récemment, Ortega a lâché du lest en libérant les prisonniers politiques les plus en vue, mais n’a pas lâché le pouvoir… Les manifestations ont été durement réprimées et les violences ont fait au moins 325 morts et 2.000 blessés, pour leur écrasante majorité parmi les opposants, selon des organisations humanitaires. Selon les groupes d'opposition, entre 600 et 800 opposants ont été emprisonnés et plus de 62.000 Nicaraguayens se sont exilés. 

Le Parlement du Nicaragua, dominé par les députés favorables au président Ortega, a adopté début juin une loi d'amnistie en faveur des prisonniers politiques, mais aussi… des forces de répression. 

Ortega finira-t-il comme Somoza dont on célèbre aujourd’hui les 40 ans de la chute ?

 
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18 juillet : Mandela Day
 

Aujourd'hui, les Nations Unies vous invitent à consacrer 67 minutes de votre temps à aider vos semblables en hommages aux valeurs défendues par l'ancien président sud-africain pendant les 67 années de sa carrière politique (dont 27 ans passés en prison). Cette année, le thème de la journée est la lutte contre la pauvreté.

Parmi les bonnes actions prévues aujourd'hui pour le Mandela Day, un concert géant est organisé dans les rues du Cap à partir de midi, heure locale : 67 musiciens placés dans différents quartiers joueront pendant soixante-sept minutes.

La Journée Nelson Mandela a été créée par l’ONU en 2009, elle correspond à l’anniversaire de la naissance du leader sud-africain, né en 1918. À 8h05 précises, tous les enfants des écoles sud-africaines entonneront un chant en son honneur.

Cinq ans après sa mort, et vingt ans après la fin de son mandat de Président de la nation arc-en-ciel, le combat du prix Nobel de la Paix 1994 n’est pas terminé. La liberté a été acquise par la majorité noire, mais les inégalités sont désormais plus importantes qu’à l’époque de l’apartheid.



 
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17 juillet : anniversaire de l'assassinat du dernier tsar de Russie
 

Comme chaque année, des dizaines de milliers de croyants se rendent à Ekaterinbourg, dans l’Oural, pour célébrer l’anniversaire du massacre de la famille impériale de Russie en 1918.

Nicolas II, la tsarine Alexandra et leurs cinq enfants ont été fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 par les bolchéviques qui ont ainsi mis fin à 300 ans de dynastie Romanov à la tête de l'Empire russe. Les circonstances du crime demeurent très floues comme l’identité de leur auteurs. Le Tchéka dit, du bout des lèvres, la version officielle.

À l’emplacement de la maison (détruite en 1977 sur ordre de Boris Elstine pour mettre fin aux pèlerinage chaque 17 juillet) s’élève l’église du Sang-Versé. Malgré ces découvertes, et alors que la famille a été canonisée en 2000, l’Eglise orthodoxe refuse encore aujourd’hui de reconnaître ces ossements : "Pour elle, c’est un vrai problème. Elle ne peut pas risquer de reconnaître comme des reliques des restes qui pourraient ne pas l'être.

En 2008, la Cour Suprême de Russie a réhabilitée la famille impériale, la jugeant victime de la répression politique bolchevique. Les autorités russes ne prennent pourtant pas part aux cérémonies.

 
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16 juillet : Notre-Dame du Mont Carmel
 

L'Espagne et une partie de l'Amérique latine fête Notre-Dame du Mont Carmel (Nuestra Señora del Carmen). En Espagne, c'est la patronne de la mer et de l'armée espagnole. Au Chili, elle est aussi la patronne du pays, de ses forces armées ainsi que de ses carabiniers. En Colombie, c'est celle de la police ; au Pérou, de la ville de Lima et de la créolité ; au Vénézuela, de l'armée...

À Tarragone, en Espagne, es pêcheurs et marins font naviguer cérémonieusement la statue de Notre-Dame du Mont-Carmel sur la Méditerranée, en l’embarquant sur un bateau du quartier du Serrallo.

 
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15 juillet : la journée de la mer au Japon
 

Aujourd’hui, c'est Umi no Hi (海の日), la fête de la mer, beaucoup de Japonais vont en profiter pour se rendre à la mer, non pour prendre le soleil (au Japon, il convient de conserver un teint pale), mais plutôt pour assister à des compétitions nautiques, participer à une régate ou visiter un aquarium. La journée est fériée depuis 1996, elle marque l'arrivée des beaux jours et le début de la saison estivale.

Umi no hi a été instaurée en 1941. C’était alors le Jour du mémorial de la Mer” (Umi no Kinenbi) qui avait lieu le 20 juillet. Il commémorait le voyage de l’empereur Meiji en 1876 à bord du Meiji Maru, une goélette partie de Yokohama jusqu’aux régions du Tohoku (Nord-Est du Japon) et à Hokkaido avant de revenir à Yokohama le 20 juillet de la même année. Le jour de la mer n’est devenu un jour férié qu'en 1995. Puis, en 2003, afin de faire un long week-end, il a été déplacé au troisième lundi de juillet, permettant ainsi à de nombreuses familles de se rendre à la plage ou participer à une compétition nautique.

De nombreuses localités organisent ce 15 juillet une journée de beach cleaning (nettoyage des plages).

 
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14 juillet : les Liégeois aussi font la fête
 

La ville de Liège célèbre elle aussi le 14 juillet, en référence à la Révolution française, avec plus d'enthousiasme qu'elle n'en montrera dimanche prochain pour la fête nationale belge. C'est en 1937 que la ville a décidé de célébrer la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis à vis de l'Allemagne nazie et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge par le gouvernement.

Plus de 30 000 personnes y participent pour admirer son feu d’artifice (plus beau d’année en année) et profiter son spectacle populaire sur l'esplanade et de la Nuit de la Bastille.

Deux semaines avant cet événement s'ouvre le Village Gaulois, place Saint-Paul, au pied de la Cathédrale. Une quantité de chalets offrent plats et boissons françaises et wallonnes au badaud qui peut, tout à loisir, s'attarder à une terrasse ou encore disputer une partie de pétanque avec des amis de rencontre.

Le 14 juillet a été longtemps la fête nationale de l’Irak, sous Saddam Hussein et même avant, en référence à la chute de leur roi détrôné – ce n’était pas un hasard – un 14 juillet.

 
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13 juillet : fête nationale du Monténégro
 

Le petit pays commémore sa reconnaissance en 1878, lors du Congrès de Berlin (mais son indépendance ne sera pleine qu'en 1910, pour disparaître en 1918 et réapparaitre... en 2006). Un feu d'artifice est prévu dans plusieurs villes du pays.

Le Montenegro se souvient aussi de l’insurrection de 1941, le 13 juillet, contre l’occupation italienne. Les Italiens ont vivement riposté faisant des centaines de victimes. Une résistance, réfugié dans les montagnes, a combattu jusqu'en décembre 1944, date de la libération du pays de toute occupation fasciste ou nazie.

 
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12 juillet : parades orangistes en Irlande du Nord
 

La nuit dernière a été chaude entre catholiques et protestants dans plusieurs localités d'Ulster. La journée ne le sera pas moins dans l'ambiance tendue de l'après référendum sur le Breixit qui a polarisé la population de la province, d’autant que la bière coule à flot dès le matin. Les protestants commémorent l'ultime bataille, en 1690, qui a permis de s'imposer leur domination sur l’Irlande.

Aujourd’hui, en effet, ont lieu les plus importantes des parades orangistes organisées ces jours-ci en Irlande du Nord. Des centaines de milliers de partisans de la couronne d’Angleterre y célèbrent la victoire de Guillaume d’Orange sur le roi catholique Jacques II Stuart lors de la bataille de la Boyne, en 1690, qui permit aux protestants d’assoir leur domination sur l’Irlande. Pour marquer l’évènement, les maisons des protestants sont décorées de rubans oranges. L’ordre Orangiste rassemble quelque 100 000 personnes, réparties dans 140 loges. Aujourd’hui, pour la parade, ils ont coiffé un chapeau melon et défilent parapluie à la main, une étole orange sur les épaules. Le parcours des parades comprend toujours la traversée de quartier catholiques, comme Ormeau Road à Belfast, histoire de bien montrer qui domine dans ce pays. Ces provocations engendrent inévitablement des échauffourées, voire des violences entre nationalistes (catholiques) et loyalistes (protestants). Ainsi va la vie en Irlande en dépit des accords de paix signés il y a deux décennies, mais qui pourraient bien s’avérer totalement caduques en cas de Brexit.

 
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11 juillet : la mémoire de Srebrenica
 

Cérémonie à la mémoire des 8372 hommes et adolescents musulmans de Bosnie massacrés à Srebrenica par les forces serbes en juillet 1995. Chaque année, le 11 juillet, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent au mémorial de Potočari, créé en mémoire des victimes et inauguré en 2003 par Bill Clinton. Dans les années 2010 encore, l'identification et la ré-inhumation des corps se poursuivent.

Au début de l'été 1995, 25 000 habitants de la périphérie de Srebrenica cherchent à rejoindre le camp de réfugiés installé par les forces des Nations unies. Seuls 5 000 femmes, enfants et personnes âgées peuvent être accueillis par le bataillon hollandais. Le 11 juillet 1995, le général serbe Ratko Mladic et ses troupes entrent dans la zone de Srebrenica pour prendre le contrôle de la ville. "Nous sommes aujourd'hui, 11 juillet 1995, dans la ville serbe de Srebrenica. La veille d'un grand jour pour la nation", annonce-t-il à l'époque devant les caméras de télévision. "Nous allons rendre la ville à la nation serbe. Le temps est venu de prendre notre revanche sur les musulmans", précise-t-il. À l'annonce de cette offensive, des milliers d'hommes et d'enfants se précipitent pour fuir la ville. Ils n'hésitent pas à traverser les montagnes et rejoindre Tuzla, à quelques dizaines de kilomètres au nord-ouest de Srebrenica. L'armée serbe déploie alors ses hommes dans les bois alentour. C'est le début d'une opération génocidaire à l'origine de la mort de milliers de Bosniaques.

EN 2015, La Russie mettait son veto à la reconnaissance par l'ONU du caractère génocidaire de ce massacre.

Le 11 juillet 1995, 8000 Musulmans bosniaques étaient massacrés par l'armée serbe à Srebrenica.

Finalement, l’ordonnateur de ce massacre, le chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie le 20 mars 2019. Il a malheureusement inspiré des tueurs comme celui de Christchurch.

Bibliographie :

Srebrenica : un génocide annoncé par Sylvie Matton

Survivre aux empires. Islam, identité nationale et allégeances politiques en Bosnie-Herzégovine par Xavier Bougarel

 
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10 juillet : hommage aux 80 de Vichy
 

Un rassemblement officiel se déroule chaque année en hommage aux 80, les députés qui ont refusé d'accorder les pleins pouvoir à Pétain, au Casino de Vichy.

Le 10 juillet 1940, Pétain demandait au Parlement de mettre fin à la République. Bien sûr, la demande n'était pas rédigée ainsi. Le héros de 1918 — vingt-deux ans plus tôt — avait travesti son dessein : il a sollicité du Parlement les pouvoirs constituants, afin de rédiger une nouvelle constitution qui serait approuvée par de nouvelles assemblées. En réalité, fort de ce vote, il a, le lendemain, pris tous les pouvoirs. Seuls quatre-vingts parlementaires ont voté non. Le Comité est né de la volonté de Jean Marielle pour leur rendre hommage. Plus tard, les parlementaires qui avaient quitté la France pour l'Afrique du Nord où le combat pouvait continuer, ont été associés à cet hommage.

Outre la cérémonie annuelle du 10 juillet à Vichy qui a désormais pris un éclat particulier depuis que le Président de l'Assemblée nationale et le Président du Sénat la président alternativement, le Comité entretient la mémoire de ces parlementaires.

http://www.80-vichy.fr

 
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1940, FranceBruno Teissier
9 juillet : l'Argentine fête son indépendance
 

La fête nationale argentine célèbre l'indépendance du pays obtenue de l’Espagne. Figurent au programme de ces célébrations des parades militaires, des concerts et des événements culturels qui se dérouleront dans la capitale argentine et dans la province de Tucumán (nord), où l’indépendance de l’Argentine a été proclamée en 1816. Il y a 203 ans.

Un grand défilé sera organisé le 9 juillet sur l'avenue Del Libertador de Buenos Aires avec la participation de 18 troupes musicales d’Argentine et de nombreux pays. 

Bibliographie : Voyage dans l'Amérique méridionale : Argentinepar Alcide d' Orbigny qui visite le pays dans les années 1826-1828

 
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8 juillet : hommage à Jean Moulin en gare de Metz
 

Comme chaque année, une cérémonie a lieu en gare de Metz pour commémorer l'anniversaire de la mort de Jean Moulin. Son décès, survenu dans le train le conduisant en Allemagne, a été enregistré en gare de Metz en 1943. Il y a 76 ans.

Arrêté le 21 juin par la Gestapo, le chef du Conseil national de la résistance aurait été interrogé, torturé et finalement déporté vers l'Allemagne. Il serait décédé de ses blessures dans le train, peu avant la frontière. Sa mort est enregistrée en gare de Metz... Cela dit, rien n'est moins sûr. En fait personne ne sait exactement où Jean Moulin est mort, certains se demandent même s'il était vraiment présent dans ce train.

La statue de Jean Moulin en gare de Metz.

 
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7 juillet : la midsummer des Slaves
 

Les Russes célèbrent Kupala (ou koupala), une fête d' origine  païenne, correspondant à un rite de fertilité plus tard adoptée par les chrétiens orthodoxes. Elle correspond à la fête de la Saint-Jean en Occident. Mais, pour tout ce qui est de la tradition, la Russie est restée fidèle au calendrier julien. 

 Elle est largement célébrée dans les zones habitées par des peuples slaves mais aussi de manière analogue dans les pays et régions habitées par les peuples baltes, celtiques, finno-ougriens et germaniques.

En Finlande (Juhannus) et en Estonie (Jaanipäev), cette fête est l'une des plus importantes du calendrier. Dans ce dernier pays, ainsi qu'en Lituanie, c’est un jour de congé légal.

Fête des amoureux, elle est parfois comparée à la Saint-Valentin. 



 
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