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10 mai : la mémoire de la traite des Noirs
 

Depuis 2006, la France commémore chaque 10 mai, l’abolition de l’esclavage, en référence à la date du vote par l’Assemblée nationale en 2001 de la loi dite « Taubira » (adoptée en dernière lecture par le Sénat le 21 mai). Une loi mémorielle qui a provoqué des débats parmi les historiens. L’article premier dit ceci : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité. ». Il lui a été reproché d’élargir la période à l’activité des Portugais, la France n’ayant débuté la traite qu’à la fin du XVIIe, mais sans faire référence à celle pratiquée par les Arabes et même les Africains entre eux, de manière bien antérieure...

 Cela-dit, chaque DOM ou TOM a une date de commémoration spécifique : le 27 avril à Mayotte, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane et le 20 décembre à La Réunion. Quant aux associations regroupant les Français d'outre-mer, elles ont opté pour le 23 mai.

Le 10 mai est qualifié officiellement de Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.

 
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29 avril : en France, le souvenir des déportés
 

On estime à plus de 155 000 le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d’extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, quelque 80 000 victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants, mais aussi des homosexuels) et plus de 75 000 juifs, victimes de mesures de persécution qui ont aussi touché les Rroms.

La cérémonie qui a lieu aujourd’hui se déroule en trois étapes : un hommage est d’abord rendu au mémorial du martyr juif inconnu, rue Geoffroy l’Asnier, Paris 4e, puis au Mémorial des martyrs de la déportation, dans l’île de la Cité. La commémoration se termine par le ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe.

Une autre cérémonie a lieu au mont Valérien, à Suresnes, et d’autres dans de nombreuse villes de France.

 
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16 avril : la marche de Craonne pour la paix
 

Depuis 2007, une journée de commémoration de l’offensive Nivelle du 16 avril 1917 est organisée à Craonne (Picardie). Un millier de personnes se réunissent devant la mairie de Craonne pour une marche qui démarre à 5h15 du matin, l’heure du début de l’offensive. La marche de 6 km dure environ deux heures et demie. 

L’offensive Nivelle, un épisode de la bataille du Chemin des Dames, avait permis la conquête de quelques positions stratégiques et détruit des forces allemandes considérables, mais au prix de près de 200 000 vies côté français et 300 000 côté allemand. Cette bataille de la Première Guerre mondiale a été vécue comme un échec pour l'armée française.

 
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1er avril : poisson d'avril !
 

C’est un jour risqué pour les naïfs, un jour béni pour les farceurs qui vont s’en donner à cœur joie ! Dans les médias comme au travail, à la maison ou à l’école, tout le monde y va de son canular ou de son piège… jusqu’au poisson, ce fameux « poisson d’avril » que l’on se plait (de moins en moins cependant) à accrocher dans le dos de sa victime.

D’origine française, cette tradition du 1er avril (avec ou sans poisson) s’est exportée ailleurs en Europe mais aussi en Inde, au Canada, au Japon avec quelques variantes. Ainsi, en Écosse, les farceurs sévissent-ils aussi le 2 avril, soit un jour de plus ; au Mexique, le jeu consiste à subtiliser le bien d’un ami en laissant des friandises à la place ! En Russie, c’est le « jour du rire », chacun se doit de raconter une bonne blague.

D’où vient cette fête ? L’hypothèse la plus probable remonte à l’année 1564 et à l’Édit de Roussillon, signé par le roi de France Charles IX, qui fixait officiellement le début de l’année civile au 1er janvier au lieu du 1er avril jusque là. Mauvaise diffusion de l’information, réticences au changement ? toujours est-il que beaucoup de gens continuèrent à se donner des étrennes ou à s’échanger des cadeaux du jour de l’An le 1er avril et non à la date nouvellement imposée. Cela devint ensuite un jeu (s’offrir de faux cadeaux ce jour-là) et une cause de moquerie pour ceux qui persistaient. Quant au poisson, il semble avoir été le cadeau le plus offert en une période proche du carême ou toute consommation de viande était interdite.

 
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19 mars : hommage aux victimes de la guerre d'Algérie
 

Alors que l’Algérie vit un seconde libération, une seconde indépendance avancent certains, la France commémore le cessez-le feu du 19 mars 1962. Depuis 2012, cette date a été instituée Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Le 19 mars comme date de l’hommage national aux morts en Algérie continue cependant à être rejetée par les représentants des « rapatriés » et des harkis. Si le 19 mars évoque la joie du retour des militaires français dans leur famille, il marque également l’amorce d’un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d’une tragédie pour les harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d’Evian. Si bien que le président Chirac avait inventé une nouvelle date d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie, le 5 décembre. Mais faute du moindre fondement historique, elle est aujourd’hui peu marquée.

En Algérie, le 19 mars n’est pas férié, ce n’est que la Fête de la victoire. La vraie fête d’indépendance est le 5 juillet (date sa proclamation en 1962 et anniversaire du début de l’occupation du pays par les Français, le 5 juillet 1830).



 
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29 janvier : Thomas Paine, révolutionnaire et homme de bon sens
 

Chaque année, le 29 janvier les milieux libres penseurs américains célèbrent Thomas Paine, le jour de son anniversaire. Il est né en 1837 en Angleterre, mais Benjamin Franklin le fait venir en Amérique, où il arrive en en 1774. Le 10 janvier 1776, il publie Common Sense (“Sens commun”) rien à voir avec le mouvement utra conservateur français , ce pamphlet républicain qui promeut l’indépendance de l’Amérique connaît un succès immédiat. D’éditions en éditions, il dépassera les 500 000 exemplaires. Il inspirera George Washington et participera à la création des État-Unis. Aujourd’hui, l’Amérique de Trump ne cultive guère l’héritage d’un penseur qui dès 1775 demandait l’abolition de l’esclavage, prenait position contre les religions, prônait l’éducation publique et gratuite et réfléchissait à un revenu minimum universel. Le personnage n’est pas en phase avec l’Amérique de son époque ni avec celle du moment, hormis dans quelques cercles intellectuels.

L'Association historique nationale Thomas Paine, à New Rochelle, dans l'État de New York, lui rend hommage en déposant une gerbe sur son monument au Thomas Paine Memorial Museum, qui abrite certaines de ses lettres et effets personnels. Le musée est situé sur les anciennes terres agricoles où il s’était un temps retiré. Dimanche prochain des conférences seront données pour cultiver sa mémoire et essayer de promouvoir une Journée du bon sens (Common Sense Day) qui a encore peu d’échos.

Les Français seraient également bien inspirés de se souvenir de ce personnage qui fut une figure de la Révolution française. Réfugié en France car les Anglais le considéraient comme un traitre, il a été naturalisé français et fut élu député du Pas de Calais en 1792. Il habitait à Paris, au 10 rue de l’Odéon. On lui doit un traité sur les droits de homme et un plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine de mort. Plutôt que d’exécuter Louis XVI, il a avait proposé d’exiler le roi déchu en Amérique. Ses positions lui valurent la prison sous la terreur. S’il échappa à la guillotine, c’est grâce à l’intervention de l’ambassadeur des États-Unis à Paris. Il est ensuite un des rares députés à critiquer le caractère autoritaire du Directoire. L’arrivée de Napoléon au pouvoir le convaincra de quitter la France pour se retirer en Amérique où ses positions de libre penseur vont le marginaliser. Il est mort en 1809 à 1809, à Greenwich Village, New York. Il habitait au 59 Grove street.

Les Anglais ne l’ont pas totalement oublié, la ville de ses origines, Lewes, dans le Sussex, lui consacre une semaine de festivités chaque début juillet.

 
21 janvier : Louis XVI et Lénine célébrés le même jour
 

Dans plusieurs villes de France, quelques poignées de fidèles assistent à une messe à la mémoire de Louis XVI, roi exécuté pour trahison envers son pays. Ce 225e anniversaire est l’occasion pour la ville de Saint-Denis où se trouve la basilique, nécropole royale, de recevoir la visite de quelques personnes des beaux quartiers de la capitale. D'autres célébrations religieuses se déroulent en divers endroits, notamment à la Chapelle expiatoire à Paris, mais aussi, vers 10h, place de la Concorde, lieu de l’exécution du roi. À 12h15, une messe de requiem sera dite à Saint-Germain l’Auxerrois, l’ancienne paroisse des rois de France, en latin bien sûr. Toujours à Paris, le sanctuaire du catholicisme fondamentaliste, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, donnera elle-aussi sa messe, à 18h30. La province participe aux célébration. Toulon, ancien fief royale, une messe de requiem est dite à 18h30 en l’église Saint-François-de-Paule, comme chaque année. À Marseille, c’est en la basilique du Sacré-Cœur, avenue du Prado à 19h qu’une messe, dite à la demande de l'Union Royaliste Provençale (Action Française) et du Souvenir Bourbonien. À Poitiers, c’est en l'église Notre-Dame la Grande…

Ce même jour, ce sont d’autres nostalgiques qui commémorent la mort de Lénine en 1924.  À Moscou, ils sont encore quelques milliers à se rassembler près de la Place Rouge. Chaque année son mausolée est fleuri. En France, aussi, quelques discrets hommages sont organisés.

En ces temps de contre révolution, nul ne doute que les célébrations du roi qui fut renversé par la Révolution française, primeront sur celles qui rappellent le souvenir du héros de la révolution russe. Le drapeau blanc (ou jaune) contre le drapeau rouge, semble être l’esprit du temps. Mais, le 21 janvier est aussi l’anniversaire de George Orwell…

 
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6 janvier : la galette de l'Épiphanie
 

Pas moins de 20 millions de galettes vont être consommés en France au cours de ce mois de janvier, une excellente affaire pour les boulangers et les pâtissiers. En quelques décennies, cette fête ludique et conviviale est devenue un incontournable des relations familiales et de la vie en société, voire politique.

Depuis 1975, une galette est offerte au président de la République, sans fève bien sûr, car pas question de risquer de devoir le proclamer roi. Par les temps qui courrent, ça pourrait être mal vu.

Contrairement aux pays voisins, elle est proposée à la vente du 26 décembre au 31 janvier. En un mois, on aura donc plusieurs occasions de tenter sa chance. Certains commerçants vont jusqu'à jouer le jeu de la loterie en faisant déposer quelques pièces d'or en guise de fève, devant huissier. La fête a aussi fait naître des vocations de collectionneurs de fève, les fabophiles.

Pour les chrétiens, l’Épiphanie clôt le temps de Noël qui a débuté le 2 décembre dernier, avec l’Avent et ouvre une période dite de Temps ordinaire (sans grande fête marquante) qui se terminera le jour du  Mardi gras (12 février).

 
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14 décembre : Odile, la bien-aimée des Alsaciens
 

Près de 1,3 million de visiteurs se rendent chaque année sur le mont Saint-Odile. Ils viennent se recueillir devant le tombeau de la sainte, patronne de l’Alsace, dans la basilique ND de l’Assomption ou simplement admirer le panorama qui s’offre à eux à une altitude de 763 mètres. Ce haut lieu de la spiritualité a été fondé par Odile elle-même vers 700 sur les bases du château de Hohenbourg que lui aurait légué son père. Née aveugle, elle aurait recouvré la vue au moment de son baptême, ce qui fait d’elle aussi la patronne des aveugles. Elle est décédée le 13 Décembre 720, mais sa fête a été déplacée au 14 décembre pour la distinguer de la très populaire sainte Lucie. Une des raisons de se rendre au mont Saint-Odile à cette saison est d'y visiter le marché de Noël.

 
9 décembre : la journée de la laïcité
 

En France, des voix réclament régulièrement de faire du 9 décembre un jour férié dédié à la laïcité. C’est l’anniversaire de la loi de 1905 de séparation entre l’Église et l’État. Un pas en ce sens ? Depuis 2015, la Journée de la laïcité est célébrée dans tous les établissements de France, le 9 décembre (cette année, ce sera lundi). Cette journée marquera le 113e anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), qui a participé a enraciner la laïcité (instituée en 1882 pour les enseignements) à l’école publique.

À Paris, un rassemblement laïque et républicain a lieu ce jour à 15h00, au pied de la statue du Chevalier de La Barre, square Nadar, dans le 18e (le square Nadar se trouve à gauche de la sortie du funiculaire).

Le principe de laïcité est au fondement du système éducatif français depuis la fin du XIXe siècle. Les différents enseignements contribuent à la transmission de la laïcité, en particulier l’enseignement moral et civique, l’histoire géographie ou encore la littérature.

 
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8 décembre : les Lyonnais fêtent les lumières
 

Près de trois millions de visiteurs sont attendus ce week-end pour admirer les créations d’artistes de toutes sortes, plasticiens, vidéastes, éclairagistes, architectes qui ont fait de la ville, de ses monuments, de ses fleuves leur terrain de jeu pour un spectacle éphémère mais ô combien grandiose ! La fête des Lumières ou Fête des Illuminations comme l’on disait autrefois, investit aussi les réseaux sociaux : facebook, twitter donnent à l’événement un retentissement international, relayé par les nombreux Lyonnais de l’étranger qui célèbrent l’événement à leur manière. Après une année d'interruption, les autorités locale ayant cédé à la peur des attentats, la fête reprend, mais confiée à une partie de la ville. La Fête des Lumières se deroule du jeudi 7 au Dimanche 10 décembre 2017.

Il n'y a pas qu'à Lyon ! Vous le lirez dans le livre de Jean-François Bernou

En France, aujourd'hui, le 8 décembre évoque avant tout la fête des Lumières de Lyon. Jean-François Bernou nous raconte les origines alambiquées de cette manifestation artistique et populaire, mais aussi religieuse.

Car cette date en recouvre une autre, propre aux pays catholiques, l'Immaculée Conception, notion que nous explique Pascal Mallen-Barret. Le 8 décembre, nous conduira en Amérique latine à la découverte de quelques Vierges très populaires et de divinités brésiliennes d’origine africaine. En Uruguay, ce jour est celui de l’ouverture de la saison balnéaire. La même référence religieuse nous mènera également à Strasbourg pour évoquer la naissance du drapeau européen.

Chaque 8 décembre, à New York, on chante en mémoire d’un saint et martyr de la culture pop, John Lennon. En Finlande, on se souvient de Sibelius, le musicien national. En Macédoine, une fête récente évoque saint Clément. En Albanie, la date du 8 décembre est très clivante sur le plan politique…

Nous terminerons ce tour du monde au Japon où l'on célèbre l'Illumination du Bouddha, une fête de lumière qui ne s’affiche pas sur les murs comme à Lyon, mais qui demeure spirituelle et intérieure.

 
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5 décembre : la date qui ne commémore rien
 

En France, la Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie est une date très contestée est peu suivie, même si certaines municipalités organisent tout de même un moment de recueillement au monument aux morts. Ne cherchez pas dans un livre d’histoire ce qui s’est passé un 5 décembre. La date tient du hasard de l’agenda présidentiel. Le 5 décembre 2002, le président Chirac inaugurait un mémorial situé quai Branly à Paris et dédié à aux guerres de la décolonisation. L’année suivante, une commission reprenait cette date afin de tenter d’éliminer la commémoration du 19 mars à laquelle est attachée la plus grande association d’anciens combattants, la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc, Tunisie), mais récusés par d’autres. Les dirigeants de la Fnaca ont appelé au boycott de cette commémoration officielle.

 
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4 décembre : des feux d’artifice pour la Sainte-Barbe
 

Samedi, alors que le Puy-en-Velay voyait sa préfecture en flamme, c’est Saint-Étienne qui célébrait la patronne des mineurs, des artificiers et des pompiers. La Sainte-Barbe tombe en fait le 4 décembre, c’est un grand jour pour Saint-Étienne, ville minière jusqu'à la fermeture du dernier puits en 1983. Autrefois, cette journée était chômée et payée pour les mineurs qui portaient en procession la statue de la sainte de l'hôtel de ville jusqu'à chaque mine. Ce défilé au flambeau qui a eu lieu samedi, a transporté sainte Barbe jusqu'au Puits Couriot, aujourd'hui Musée de la mine où la soirée se termine par l'embrasement du site en un spectaculaire feu d'artifice.

Le 4 décembre, ce sont les mineurs, les artificiers, et bien sûr, les pompiers qui fêtent leur sainte patronne ! Les amicales de pompiers organisent des banquets pour la Sainte Barbe. 

 
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15 novembre : le Beaujolais nouveau est arrivé
 

C’est à un rendez-vous planétaire que sont conviés aujourd’hui les amateurs de vin français, à travers le monde. Depuis 00h très exactement, de Tokyo à Berlin, de New-york à Moscou, ils peuvent découvrir la cuvée 2018 ! Et selon les professionnels du secteur, il est "exceptionnel". Son arôme ? Très fruitée avec des notes de fruits noirs, de fleurs, d'épices et de réglisse. Cet événement a, en effet, pris une dimension internationale et, de fait, 50 % de la consommation de Beaujolais nouveau se fait à l’étranger : États-Unis, Japon, la Corée du Sud et dernier client en date mais pas des moindres : la Chine. Cette réussite avérée à l’exportation ne masque pas un certain désenchantement en France et une baisse régulière des ventes ces dernières années. Amateurs éclairés et professionnels de la viticulture reprocheraient aux producteurs d’avoir privilégié le marketing au détriment sinon de la qualité du produit du moins de sa standardisation. Mais les puristes veillent et on annonce déjà une cuvée exceptionnelle pour cette année ! Vin de primeur, de cépage gamay, le Beaujolais nouveau est le seul vin autorisé à la commercialisation avant la date officielle du 15 décembre pour tous les autres vins AOC.


 
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1er novembre : la « révolution » algérienne
 

L’Algérie commémore sa « Révolution de novembre ». Ce jour-là en 1954, une série d’attentats coordonnée par un FLN qui faisait pour la première fois parler lui, marquait le déclenchement de la Guerre de libération nationale. Ce jour férié est marqué par des défilés militaire et la glorification de la guerre d’indépendance. De cette « Toussaint rouge », les Français ont surtout gardé l’image de ce jeune instituteur français qui venait prendre son premier poste dans le bledet qui fut abattu après l’attaque du bus dans lequel il voyageait. Il faudra cependant de longs mois avant que Paris ne réalise qu’une guerre avait commencé ce jour-là. L'Algérie célèbre le début officiel de sa guerre de libération, laquelle avait en fait débuté en 1945, mais peu l'avaient vraiment compris.

Un demi siècle après cette « révolution », le régime est totalement fossilisé, à l’image de ce président octogénaire que l’on déplace en fauteuil roulant, incapable de s’exprimer et qui se présente, où plutôt que l’on présente, à un quatrième mandat.

 
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29 octobre : ne pas oublier Mehdi Ben Barka (et Khashoggi !)
 

Un rassemblement est organisé ce lundi à 18h. devant la brasserie Lipp, 151 boulevard Saint-Germain, à Paris, en souvenir de Mehdi Ben Barka, enlevé par des policiers français et conduit dans une villa de Fontenay-le-Vicomte, dans l’Essonne appartenant à un truand. Il n’est plus réapparu. Le corps n'a jamais été retrouvé.

Retrouvera-t-on celui de Jamal Khashoggi, disparu dans le consulat saoudien à Istanbul ?

Dans le cas de Ben Barka, c’était il y a 53 ans, jour pour jour. On sait aujourd’hui que l’opération a été menée avec la complicité des services marocains venus spécialement à Paris. L’affaire n’a pas été totalement élucidée. Le sera-t-elle jamais ? Mehdi Ben Barka était le principal opposant politique au roi Hassan II. Leader tiers-mondiste et panafricaniste, il pouvait gêner les  intérêts français en Afrique. Sa  famille ne cesse de dénoncer une absence de volonté  des deux pays pour faire éclater la vérité. Le sit-in de ce jour est organisé par l’Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire Vivante, avec le soutien de nombreuses associations marocaines et européennes des droits de l’homme. Une nouvelle instruction a été lancée, à l’initiative d’un juge français, en 2005, quarante ans après les faits.  Elle est toujours en cours !

Rhita Ben Barka, 85 ans, et ses enfants demandent depuis des décennies ce qui est arrivé à leur mari et père, et où se trouve sa sépulture. Ils espèrent qu’Emmanuel Macron reconnaisse enfin la responsabilité de la France, comme il l’a fait récemment dans le cas de Maurice Audin. « Le secret défense ne doit pas servir à couvrir des erreurs ou des dérapages des services dans des cas où il y a eu mort d’homme. Les familles ont le droit de savoir et il faudrait s’interroger sur ce point » explique Bachir Ben Barka. D’autres familles sont concernées : celles du juge Bernard Borrel, tué à Djibouti en 1995 ; celles des journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Vernon, tués au Mali en 2013 ; celle de Robert Boulin ; celles des victimes du Bugaled Breiz (5 morts), ce chalutier breton qui a coulé subitement en 2004 ; celles des victimes du crash du vol Ajaccio-Nice (95 morts) en 1968 ou encore de celles de l’explosion de la Maison des Têtes (13 morts) à Toulon en 1989. Le classement d’un dossier en secret défense empêche sa consultation avant cent ans !

 
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