Articles dans Corée du Nord
1er mars : il y a 100 ans, la Corée se soulevait contre l'occupant japonais
 

Le Jour du Mouvement d'Indépendance 삼일절 (samiljeol) est un jour férié et une commémoration annuelle, mais cette année le centenaire du mouvement de protestation contre la colonisation japonaise, le 1er mars 1919 lui donne une dimension particulière. Ce premier jour du combat coréen pour l’indépendance a provoqué une réponse violente de la police japonaise et de nombreux morts. Ce n’était qu’un début car le Japon qui occupait la péninsule e Corée depuis 1910 ne quittera le pays qu’en 1945.

Cette journée sera notamment l’occasion d’honorer Ryu Gwansun (ou Yoo Kwan-Sun), cette jeune fille de 18 ans dont les parents ont été, tous les deux, tués le 1er mars 1919 et qui fut à son tour torturée et tuée par les Japonais, en 1920. Elle avait 18 ans.

Le problème des femme de réconfort va également être mis en avant, comme les différends territoriaux et les réparations de guerre. Les deux Corée affirment que les manuels scolaires japonais dissimulent le passé impérial de Tokyo. En cette période de regain du nationalisme japonais, il lui sera expressément demandé de ne pas toucher à l’article 9 de sa constitution qui lui interdit la guerre. Cette fête officielle ne manquera pas non plus d’être vue comme une opportunité pour l'unité coréenne.

Chaque année, une reconstitution des évènements est organisée dans les rues de Séoul avec des figurants jouant le rôle des soldats japonais et des manifestants se faisant massacrer.

 
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8 janvier : Kim Jong-un fête ses 35 ans
 

Aucune festivité n’est prévue contrairement aux anniversaires de son père, Kim Jong Il, et même de son grand-père, Kim Il Sung qui font toujours l’objet d’un jour férié et de grands défilés militaires comme la Corée du Nord sait les organiser. La raison ? On évoque le climat, –25° à cette période. Pourtant son père sera célébré le 16 février prochain et la température se sera guère adoucie. Comme explication, on penche plutôt pour l’impopularité du leader nord-coréen, surtout depuis les essais nucléaires qui ont engendré des sanctions, donc des difficultés économiques et une baisse du pouvoir d’achat. Pas encore de gilets jaunes brûlant des voitures dans les rues de Pyongyang, mais déjà un début de normalisation. Le dictateur ne peut plus empêcher une certaine grogne alors que son père et son grand-père parvenaient à afficher une parfaite unanimité populaire, même de façade et obtenue par une implacable répression.

 
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