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15 mars : la fête nationale hongroise
 

Budapest est pavoisée aux couleurs nationale, beaucoup de citoyens pour l’occasion portent la cocarde tricolore. La fête nationale hongroise (Nemzeti ünnep) débute à 9h par la levée du drapeau sur Kossuth Lajos tér. De là, un défilé militaire se rend au Musée national où la révolution a débuté il y a 171 ans. Profitant du réveil des peuples en cette année 1848, des démocrates hongrois s’étaient rendus au château de Buda porteur de 12 revendications à présenter au pouvoir des Habsbourg. Notamment l’exigence de la liberté de presse et l’abolition de la censure. Une commémoration bien paradoxale dans la Hongrie de Viktor Orban qui depuis 2010 multiplie les mesures liberticides, notamment contre la presse d’opposition. Ainsi, ce jour de fête populaire est aussi l’occasion d’une grande manifestation de l’opposition pour dénoncer un régime inspiré par l’extrême droite. Des manifestants de gauche viennent de toute l’Europe pour dénoncer les dérives du régime hongrois, lequel se voit épaulé par des militants de l’extrême droite polonaise ou italienne. Le 15 mars à Budapest est devenu, comme le 23 octobre, l’un des grands rendez-vous politiques européens.

 
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20 décembre : la fête cafre célèbre 170 ans de liberté à la Réunion
 

Les Réunionnais déposent leurs gilets jaunes pour un jour de fête : l’île résonne depuis hier soir des rythmes du maloya, cette musique créée par les esclaves et quasiment interdite jusqu’aux années 1960. La Fête de la liberté commémore l’abolition de l’esclavage, le 20 décembre 1848. Il était déjà aboli depuis 1834 dans les îles voisines de Maurice et des Seychelles. Ici, cette loi a été attendue pendant des décennies. Ce jour-là, un 20 décembre, 62 000 esclaves ont été libérés, soit plus de 60% de la population de la Réunion. Leur premier geste a été d’abattre le poteau où ils étaient fouetté en public sur la place du marché de St-Denis. Cette date n’est fériée à la Réunion que depuis 1983 et la fête Cafre est récente.  Ce soir, la Nuit de la liberté sera marquée par un grand défilé aux flambeaux descendant la rue de Paris, à St-Denis. Chaque localité de l’île a prévu un kabar, grands bals populaires où s’exprime le maloya, musique dont le Parti communiste réunionnais a fait depuis les années 1970, un chant identitaire et revendicatif.

À Saint-Denis de la Réunion :

À 10h, à la Stèle Géréon et Jasmin (place Sudel Fuma au Barachois) : une cérémonie d’hommage aux ancêtres, un temps nécessaire de recueillement, en mémoire de celles et ceux qui ont porté les combats, lutté, pour parvenir à arracher leur liberté.

À 17h, départ rue de Paris : le Grand Défilé de la Liberté, porté et organisé par le tissu associatif et artistique, et proposant de restituer, sous la forme de modules chorégraphiés, la vie de celles et ceux qui furent réduits à l'esclavage.

À 19h30 au Barachois : le kabar de la Nuit de la Liberté, avec à l’honneur cette année le maloya, sous toutes ses formes et couleurs, du maloya fonnkèr au maloya manièr fanm, en passant par des formes traditionnelles ou modernes… avec Léïla Négrau, Zan Mari Baré, Lorizine, Kiltir, Davy Sicard...

 
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