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17 décembre : le début du Printemps arabe
 

Il y a huit ans, le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune marchand de fruits, s’immolait sur la grande place de Sidi Bouzid, bourgade déshéritée de la Tunisie profonde. Il mourra 18 jours plus tard à l’hôpital. Ce geste de désespoir face un système qui ne lui offrait aucune issue, a provoqué un mouvement de colère qui va très vite se muer en manifestation politique contre le régime de Ben Ali basé sur la corruption et la répression. Le dictateur finira par quitter le pays le 14 janvier suivant. Cette première étincelle de ce qui sera très vite qualifié de printemps arabe est commémoré par des milliers de personnes venus de toute la Tunisie dans la petite ville où a été érigé une statue. En novembre 2011, le jeune homme a reçu le prix Sakharov à titre posthume, la ville de Paris lui a dédié une place, Time magazineen a fait la personnalité de l'année… À l’image d’un Jan Palach, Mohamed Bouazizi est devenu le symbole d’une révolution à laquelle il n’a pas participé.  

La date n’est pas commémorée officiellement, sauf par l’Union régionale des Travailleurs de Sidi Bouzid qui milite pour que la fête de la révolution soit placée le 17 décembre, au lieu du 14 janvier. 

 
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16 novembre : il y a 30 ans, la révolution estonienne en chantant
 

La journée est férié en Estonie, en souvenir du jour où ce petit pays a osé affirmer sa souveraineté (pas encore son indépendance), au sein de l'URSS.

Le 16 novembre 1988, le soviet suprême d’Estonie déclarait sa souveraineté, Moscou déclarait cette déclaration non conforme à la constitution de l’URSS. Elle était pourtant l’aboutissement de la « Révolution chantante » (laulev revolutsioon) qui avait débutée spontanément en juin de la même année. 100 000 personnes avaient alors manifesté en entonnant des chants sur un parcours de quatre kilomètres aboutissant au lieu où se tenait habituellement le festival de la Chanson de Tallinn (Laulupidu), organisé tous les cinq ans depuis 1869. La foule brandissait des drapeaux aux couleurs de l’Estonie. En septembre, ils étaient quelque 300 000 au même endroit à entonner des chants patriotiques. La non-violence était consciemment stratégie politique. Dans la soirée du 20 août 1991, l’Estonie a été proclamée indépendante, sans avoir perdu une seule vie. L’URSS avait vécue.

 
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