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9 février : la Saint-Maron, fête libanaise
 

La Saint-Maron est jour chômé et fête nationale au Liban. Tous ceux qui comptent, Président, Premier ministre en tête, chefs de file et membres de l’establishment politique, personnalités influentes du monde économique viennent écouter l’homélie du patriarche Béchara Raï, l’une des principales autorités religieuses du pays, axée invariablement sur la moralisation de la vie politique et administrative et sur le respect de la constitution qui prévoit une coopération dans l’égalité et l’équilibre entre les communautés. Ainsi voit-on, le président libanais, Michel Aoun, un chrétien, et le chiite, Nabih Berry, président de l’assemblée nationale assistant ensemble à la messe aux côtés de personnalités musulmanes sunnites, orthodoxes ou arméniennes.  Le plus souvent, cet office est célébré par l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar.

Saint Maron (ou Maroun) est un moine qui a vécu en Syrie à la fin du IVe et au début du Ve siècle.  Son tombeau, situé à Brad, près d’Alep, est aujourd’hui difficilement accessible en raison du conflit qui a détruit la Syrie.

Ce jour férié peut être aussi l’occasion d’une journée de ski sur le Mont Liban, avec une petite pause pour la messe.

 
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24 décembre : les maronites fêtent saint Charbel
 

Le monastère maronite Saint-Maron Annaya, situé dans les montagnes au dessus de Byblos (Liban), rend aujourd'hui hommage à Charbel Makhlouf, l'un des saints les plus vénérés du pays. Il est fêté chaque 24 décembre, jour anniversaire de sa mort en 1898, il a 120 ans. Cette année, on célèbre aussi le 45e anniversaire de sa canonisation.

Au Liban, on ne badine pas avec saint Charbel : un jeune Libanais harcelés pour avoir tourné en dérision un miracle attribué au saint patron du pays du Cèdre. 

« L’histoire commence vendredi 13 juillet, lorsque Charbel Khoury, un Beyrouthin de 28 ans, tourne en dérision, sur sa page Facebook, une histoire prétendument sérieuse : celle d’un compatriote résidant en Roumanie qui, faute de parvenir à avoir un enfant avec son épouse, s’est rendu sur la tombe de saint Charbel, dans le nord du Liban, et qui, de retour à son domicile, a découvert sa femme enceinte. Commentaire acide du jeune homme, qui se revendique comme athée : « Est-ce que l’enfant lui ressemble ? »

Ce sarcasme et la mise en doute des pouvoirs guérisseurs du défunt moine, canonisé par le Vatican en 1977 et dont le sanctuaire est un haut lieu de pèlerinage, ont ulcéré de nombreux chrétiens libanais. Le compte Messenger de Charbel Khoury s’est retrouvé noyé sous un flot d’insultes et de menaces, dirigées contre lui et ses sœurs. » Convoqué par la police,  il a dû s’engager à ne pas utiliser Facebook pendant un mois et à s’abstenir dorénavant de tout commentaire sur la religion. (extraits d'un article de Benjamin Barthe, 21 juillet 2018)

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