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24 avril : la date sacrée des Arméniens
 

C’est la date sacrée des Arméniens du monde entier, la commémoration des victimes du génocide (Medz Yeghern). Cette date fait référence à ce jour de 1915 où les autorités ottomanes ont arrêté 600 intellectuels et notables d’Istanbul, sélectionnés sur le seul critère de leur appartenance à la nation arménienne. Ils ont été déportés et, dans leur grande majorité, assassinés. Ainsi débutait un génocide qui allait emporter 1,5 millions d’Arméniens. Les autorités turques reconnaisent quelques centaines de milliers de morts, dus au chaos engendré par la guerre, mais nient l’extermination délibérée d’une des composantes de la nation ottomane. Quelques intellectuels turcs ont déjà admis la réalité historique, mais le sujet reste officiellement tabou en Turquie. Une manifestation rassemble à Istanbul quelques milliers de personnes devant le Musée d’arts turcs et islamiques, l’ancienne prison où les remiers rafflés ont été détenus avant d’être déportés. À Erevan, où le jour est férié depuis 1988, une cérémonie à lieu devant la flamme du souvenir du Mémorial du génocide. À Paris, on procède également au ravivage de la flamme du soldat inconu, place de l’Étoile. Un rassemblement se tient aussi place du Canada, devant la satue de Komitas. Des manifestations se déroulent à Mar­seille, Valence, Vienne, Lyon, Maison-Alfort... les villes où les survivants du génocide, débarqués en France à partir de 1922, se sont installés.

Le 5 février 2019, le président Macron a annonce que le 24 avril deviendra désormais la journée nationale de commémoration du génocide arménien.

 
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7 décembre : l'Arménie se souvient du séisme de 1988
 

Les autorités arméniennes commémorent chaque année les presque 30 000 morts (et plus de 500 000 sans abris) causés par le séisme du 7 décembre 1988, à 11h41, de magnitude 6,9 ravageait le nord de l'Arménie, en particulier la région de Leninakan (aujourd'hui, Gyumi).

Le désarroi était tel que pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'URSS, qui vivait ses dernières années, acceptait une assistance étrangère d'urgence.  Le Séisme a presque entièrement détruit deux villes au Nord de l’Arménie : Spitak et Leninakan. C’était, il y a 30 ans, jour pour jour.

En France la diaspora commémore la catastrophe, comme à Valence où le C24 Comité du 24 Avril Drôme-Ardèche appelle le public à un rassemblement devant la stèle du génocide à Valence, œuvre de Toros, square Jean-Manoug Stépanian. Au programme : allumage de bougies, dépôts de gerbes -dont celles du Maire de Valence Nicolas Daragon et du C24-, discours du C24, duduk (Lévon Chatikyan) et chant « Pour toi Arménie » réalisé par les jeunes de l’Académie de danses et chants France-Ashtarak-Arménie. Prières.